‹ Histoire des origines de ChristianismeChapitre 257 sur 364 · De Ros>i, Dali,, 4866, p. S4. Voir, Le Blant, Inscr. chr · texte numérisé non relu

De Ros>i, Dali,, 4866, p. S4. Voir, Le Blant, Inscr. chr

tu ORIGINES DU CHRISTUNISHK. [!■ ISO]

hasardeux de conclure qu'il y eût des Hdèles portant ces grands noms par le droit du sang. La clientèle et la servilité étaient l'origine de ces ambitieux abomina. — De même, l'étîage intellectuel fut d'abord assez bas'. Cette haute culture de la raison que la Grèce avait inaugurée fit généralement défaut dans les deux premières générations. Avec Justin, MinuciuB Félix, l'auteur de l'Épître à Diognète, lamoyennc s'élève; bientôt avec Clément d'Alexandrie et Origène, elle s'élèvera encore ; & partir du m* siècle, le christianisme possédera des hommes ayant avec les hommes éclairés du siècle une commune mesure.

Le grec est encore essentiellement la langue chrétienne. Les plus anciennes catacombes sont toutes grecques. Au milieu du m* siècle, les sépultures des papes ont des épitaphes en grec *. Le pape Corneille écrit aux Églises en grec *. La liturgie romaine est en langue hellénique ; même quand le latin a prêtée la GauU, I, p. « 8 et suiv.; Revue arck., avril 1 S80, p. 311 M SUIT. ■ de ultima fsce i. Hia. Fel., 8 [cf. 36); Celae, voir cidessus, p. 36! et euiv. ; saint Jérôme, M GiU., III, ptxil. ; Ados deg martyrs, Le Blant, Revue arck., 1. c.

1. Justin, Apol. Il, 10; AtMoag., 11. Facilité k M Ufsser dnper ■ Lucien, Peregr., 13.

I. Catacombe de saint Callisle : de RohI, Ronta toit.. Il, p. 17 Bt suiv. La première épitaphe latine est celle de saint C(»'&eilla, mort en IBS.

S. Busèbe, H. E; VI, slui, 8 et aair.

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valu, on l'écrit souvent en caractères grecs; des mots grecs prononcés à la façon iotaciste, qui était celle du peuple en Orient*, restent comme des marques d'origine *. Un seul pays avait réellement une Église parlant latin, c'était l'Afrique '. Nous avons vu Minucius Félix ouvrir la littérature latine chrétienne par un chef-d'œuvre *. Tertullien, dans vingt ans*, après avoir hésité entre la langue grecque et la langue latine pour la composition de ses

4. Kyrie eleUan %mat, iseht/ros, aihanatos, etc., oiBce du vendredi saint.

8. Voir Caspaii, Quellen zur Gesch. des Taufsymbols und der Glaubensregel, t. III (Christiania, 4875), p. 267-466.

3. Dans les écoles de Carthage, on enseignai surtout le grec. Apulée, né à Madaure, et qui avait fait ses études à Carthage et à Athènes, ne savait pas encore le latin quand il vint à Rome. Métam., 1. I, ch. i. Voir aussi son Apologie, 92

4. Selon certains, l'écrit dont nous possédons un fragment connu sous le nom de Canon de Muratori aurait été écrit primitivement en latin. H nous parait probable que Toriginal était grec. £n effet, cet original fut essentiellement un ouvrage romain, écrit à Rome vers 480. Or, à Rome, a cette époque, les chrétiens écri-* vaient 60 grec. Les africanismes du texte, s'il y en a, s'explique-* raient par la supposition que le morceau fut traduit en Afrique, peu après sa composition.

5. V Apologétique, le premier ouvrage de Tertullien, est de l'an 497, 498 ou 499. Voir Bonwetsch, Die Schriflen TerluU lians, nach der Zeit ihrer Abfassung (Bonn, 4878); cf. Zei^ schrift fur K. G., II (4878), p. 572 et suiv.; Keim, Am dem Urchristenthum, p. 494-498 (Zurch, 4878); Aube, Revue hist., t. XI (4879), p. 273 et suiv.

4H ORIGINES DO CRRISTUNISHR. [An 180]

écrits*, préférera heureusement la seconde, et présentera le phénomène littéraire le plus étrange : un mélange inouï de talent, de fausseté d'esprit, d'éloquence et de mauvais goût; grand écrivain, si l'on admet qu3 sacrifier toute grammaire et toute correction h l'effet soit bien écrire. Enfin l'Afrique donnera au monde un livre fondamental, la Bible latine. Une au moins des premières traductions latines de l'Ancien et du Nouveau Testament a été faite en Afrique' ; le texte latin de la messe, des parties capitales de la liturgie, paraissent également d'origine africaine. La lingita volgata d'Afrique* contribua ainsi dans une large part à la formation de la langue ecclésiastique de l'Occident, et ainsi elle exerça une influence décisive sur nos langues mo-

1. Decorona,6\ Devirgin. vel.,i; De (a;>(., 16. Je crois que l'cn-iginal des Actes des martyrs scillilains, qui sont de l'an ItiO, était eo grac. iAcyllinu» en ceriaios mauuscrits pour Aquitinus. LataTttitu pour Koiinariv»;, x« ayant été pris pour la copule.) nsener, Actamart. Scylil. grâce, Bonn, <SM; Aabé, Élude sur un nouveau texte desActei de» martyrs icHlilaini, Paris, ISS).

S. Voir les édilions et travaux de Vercellone, Rœnsch, Iteuscli, Ziegler, B. Banke, surtout Ziegler, Die latein. Bibelûbenelî . vor Bieronj/miu, Munich, 1S79. Le Codex Lugdunensis, récemment publia par H. Ulysse Robert (Paris, t88<), contient une version -TÙ parait africaine. Voir p. cxxvet suiv., cxli et suiv.

3. Se rappeler certaines inscriptions (par exemple Guérin, oy. en Tvn., I, p. 189, 313 et suiv.); les rapprocher de Coin.. «dien et du Canon de lluralnri.

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dernes. Mais il résulta de là une autre conséquence; c'est que les textes fondamentaux de la littérature latine chrétienne furent écrits dans une langue que les lettrés d'Italie trouvèrent barbare et corrompue, ce qui plus tard donna occasion de la part des rhéteurs à des objections et à des épigrammes sans fin*.

De Carthage, le christianisme rayonna puissamment en Numidie et en Mauritanie*. Cirta produisait les adversaires et les défenseurs les plus ardents de la foi en Jésus '. Une ville perdue au fond de la province d'Afrique, Scillium *, à cinquante lieues de Carthage, fournit, quelques mois après la mort de Marc-Aurèle% un groupe de douze martyrs, conduits par un certain Speratus, qui montra une fermeté inébranlable, tint tête au proconsul et ouvrit glorieusement la série des martyrs africains *.

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