‹ Histoire des origines de ChristianismeChapitre 309 sur 364 · Voir Saint Paul, ch. ix · texte numérisé non relu

Voir Saint Paul, ch. ix

2. Voir SaiîU Paul, p. 245. Mémo les aociennes mœurs juives supposent la monogamie (Gen., ii, 24; Ecd., ix, 9; le portrait de la femme forte, etc.). La Tbora, tout eu permettant la polygamie, y met beaucoup d'obstacleSi

un privilège de la royauté. Les prophètes s*y montrèrent toujours hostiles ; les pratiques de Salomon et de ses imitateurs furent un objet de blâme et de scandale ^ Dans les premiers siècles de notre ère, les cas de polygamie devaient être très rares chez les Juifs ; ni les chrétiens ni les païens ne leur en font le reproche. Par la double influence du mariage romain * et du mariage juif % naquit ainsi cette haute idée de la famille qui est encore de nos jours la base de la civilisation européenne, si bien qu'elle est devenue comme une partie essentielle du droit naturel. Il faut reconnaître cependant que, sur ce point. Tinfluence romaine a été supérieure à l'influence juive, puisque c'est seulement par Tiofluence des codes modernes, tk'és du droit romain, que la polygamie a disparu chez les juifs.

L'influence romaine ou, si Ton veut, aryenne*, est aussi plus sensible que Tinfluence juive dans la

Page 1