Apulée, Mélam,, XI
6. Ovide, PonL, I, i, 54 ; Apulée, Met., XI, «3. Juvénal, n, 523; Sénèque, De vita beata, 27; Lampride, Ccmmodey 9.
7. Apulée, Met., X[, 24, 25. Una quœ es omnia, dea Isis, Orelli 4874.
MÀRC-AURÈLE. 513
ment tendre de confraternité; ils devenaient père, fils, frère, sœur, les uns des autres*. Ces petites francnoaçonneries, avec des mots de passe comme Tixerc des chrétiens, créaient des liens secrets et profonds*. Osiris, Sérapis, Anubis partagèrent la faveur d'Isis'. Sérapîs, en particulier, identifié avec Jupiter, devint un des noms divins qu'affectionnèrent le plus ceux qui aspiraient à un certain monothéisme* et surtout à des relations intimes avec le ciel. Le dieu égyptien a la présence réelle; on le voit sans cesse; il se communique par des songes, par des apparitions continues; la religion entendue de la sorte est un perpétuel baiser sacré entre le fidèle et sa divinité*. C'étaient surtout les femmes qui se portaient vers ces cultes étrangers \ Le culte national les laissait froides.
Les courtisanes, notamment, étaient presque toutes
4. Apulée, Métam., XI, 5S. Complexus sacerdolem el meum jam parentem.
2. OccuUis se notis et insignibm noscunt ei amant mutuo pêne anteqtiam noverinL Min. Fél., 9. Cf. Lucien, Peregr.^ 43.
3. Lampride, Commode, 9; poème découvert par M. Delisle, vers 50, 94 et suiv.
4. Dion Gassius, LI, 46; LUI, 2; Suétone, Ve$p.,1'^ Corpus trwcr. gr,, n®» 5993 et suiv., 64 3< h; Rutilius Namatianus, Hin,, I, vers 375. Sur les pierres gravées portant EIC ZETG CEPAUIC, voir Bulletin de la Soc. des antiquaires de France, 4859» p. 4 94 et suiv.