Les Apôires, p. 346, note
oie ORIGINES DD CHRISTIANISME.
vienne de Dieu. Les puissances qui existent sont ordonnées par Dieu; en sorte que celui qui fait de l'opposition aux puissances résiste à l'ordre établi par Dieu'. » Quelques années après, Pierre, ou celui qui écrivit en son nom l'épttre connue sous le nom de Prima Pelri, s'exprime d'une façon presque identique '. Clément est également un sujet on ne peut plus dévoué de l'empire romain '. Enfin, un des traits de saint Luc, nous l'avons vu, c'est son respect pour l'autorité impériale et les précautions qu'il prend pour ne pas la blesser*.
Certes, il y avait des chrétiens exaltés qui partageaient entièrement les colères juives et ne rêvaient que la destruction de la ville idolâtre, identifiée par eux avec Babylone. Tels étaient les auteurs d'apocalypses et les auteurs d'écrits sibyllins. Pour eux. Christ et César étaient deux termes inconciliables*. Mais les fidèles des grandes Églises avaient de tout autres idées. En 70, l'Église de Jérusalem, avec un
1. Rom., xui, 4-7. Cr. Tit.. m, 4. Voir Saint PmU, p. i75 eti76.
i. I Pétri, II, 43 ei aui>.; it, 44-46; Voir eAnleehrlit. p. 446.