‹ Histoire des origines de ChristianismeChapitre 57 sur 364 · Homéi,, XVI, 45-47. Les sabiens ou mendaltes, qui sont · texte numérisé non relu

Homéi,, XVI, 45-47. Les sabiens ou mendaltes, qui sont

M ORIGINES OC CBRISTIANISMB. [An 103]

mort dâ iésus et ne laisse croire qu'il attache une importance tbéologique k cette mort.

JésuB est donc un prophète, le dernier des prophètes, celui que MoI.*e avait annoncé comme devant venir après lui'. Sa religion n'est qu'une épuration de celle de Moïse, un choix entre des traditions dont les unes étaient bonnes, les autres mauvaises'. Sa religion est parfaite ; elle convient aux Juifs et aux Hellènes, aux hommes instruits et aux barbares ; elle satisfait également le cœur et l'esprit. Elle se continue dans le temi>s par les douze apdtrea, dont le chef est Pierre, et par ceux qui tiennent d'eux leur» pouvoirs. L'appel h des songea, h des visions pritées, est te fait de présomptueux*.

Mélange bizarre d'ébionisme et de libéralisme philosophique, de catholicisme étroit et d'hérésie, d'amour exalté pour Jésus * et de crainte qu'on

0e» elkBMllet, font à» rm jourg exactement le mtoa raisoDDement contre la doctrine catholique. SiouQi, Relig- des Soid>btu, p, 34-35. Se rappeler Muhomet, qui eut tant de rapports avec . Voir tes Évangiles, ch. xx.

1^1., ni, 4S-M.

est la sens du précopto si souvent attribué par cette s : I Soyez des changeurs exacts», ne gardant que ce inaloi.f/om.jit, 31; m, iS, SO, &< ; xviii.tO; Recogn., Alex., Slrom., I, 38; Piiiis Sopkia, p, *S0 ',iël., xvn et xviii, surtout xvii, 1S-19 : xvni, 6. m, 61.

(An 163] MARCAURÊLE. «1

ii*exagère son rôle, d'instruclion profane et de théosophie chimérique, de rationalisme et de foi, le flvre ne pouvait satisfaire longtemps l'orthodoxie; mais il convenait à une époque de syncrétisme, où les points divers de la fol chrétienne étaient mal définis. Il a fallu les prodiges de sagacité de la critique moderne pour reconnaître encore la satire de Paul derrière le masque de Simon le Magicien ^ . Le livre est, en somme, un livre de conciliation. C'est l'œuvre d'un ébionite modéré, d'un esprit éclectique, opposé en même temps aux jugements injustes des gnostiques et de Marcion contre le judaïsme et à la prophétie féminine des disciples de Montan*. La circoncision n'est pas commandée; cependant le circoncis a un rang supérieur à celui de l'incirconcis. Jésus vaut Moïse; Moïse vaut Jésus ^. La perfection est de voir que tous deux ne font qu'un, que la nouvelle loi est l'antique, et l'antique la nouvelle Ceux qui ont l'une peuvent se passer de l'autre. Que chacun reste chez soi et ne haïsse pas les autres.

C'était, on le voit, l'absolue négation de la doc-

4 • Dans les Recognitiones, ce soDt plutôt les erreurs du gnoslicisme qui se laissent apercevoir derrière le nom abhorré de Simon.

t. Uom., XI, 35 ; xvii, 43 et suiv.

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