‹ Histoire des origines de ChristianismeChapitre 95 sur 364 · TerluUien, /Vœwr., 6,|30, [54]; Adv. Jliarc.,m, 44; De · texte numérisé non relu

TerluUien, /Vœwr., 6,|30, [54]; Adv. Jliarc.,m, 44; De

ISD ORIGINES DD CHRISTIANISME. [An 165)

et qui aurait joué près de lui le rôle d'une Priscîlle ou d'une Maximille. Rien n'est plus douteux. Rhodon, son adversaire orthodoxe, qui le connut, le présente comme un vieillard vénérable par la règle ascétique de sa vie*. Rhodon parle de Philumèoe et la présente comme une vierge possédée, dont Apelle admit réellement les inspirations comme divines. Pareils accidents de crédulité arrivèrent aux docteurs les plus austères, en particulier kTertullien*. Le langage symbolique des doctrines gnostiqaes prêtait, d'ailleurs, à de graves malentendus et donna souvent lieu k des méprises de la part des orthodoxes, intéressés h calomnier de si dangereux ennemis. Ce ne fut pas impunément que Simon le Magicien joua sur l'allégorie d' Hélène- Ennoia; Marcion fut peut-être victime d'un quiproquo du môme ordre*. L'imagination philosophique un peu changeante d'Apelle put aussi faire dire que, poursuivant une amante volage, Philumëiie*, il quitta la vérité pour

came Ckristi, 6, 44; De anima, 36; Paeudo-Tert., De hœr., 49; Philotoph.. VII, 38; X, SO; Pseudo-Aug., S3 (CChler); sainl Jér., Epùt. ad Cletiph., ad». Pelag. (Mart, IV, u, p. i77).

1. ô Tnv icoXini» «fivuio'fungt ut ri -fifaç. Daas Eus., V, nui, S. Sur icoXiTii», voir ci-après, p. 183, aole 4. S. TertullJeD, De anima, 9.

" Voir l'Église chrétienne, p. 354.

«iixufUfn. Celait le nom des Jennes premièree dans les les grecqaes et latines.

[An 165] lIARC-AURtLE. IM

courir après de périlleuses aventures. Il est permis de supposer qu'il donnait pour cadre à ses enseignements les révélations* d*un personnage symbo* lique, qu'il appelait Philouméné (la vérité aimée). Il est sûr, au moins, que les paroles prêtées par Rhodon à notre docteur sont celles d'un honnête homme, d'un sincère ami de la vérité. Après avoir quitté l'école de Marcion, Apelle se rendit k Alexandrie, essaya une sorte d'éclectisme entre les idées incohérentes qui défilèrent devant lui et revint ensuite à Rome*. II ne cessa de remanier toute sa vie la théologie de son maître', et il semble qu'il finit par une lassitude des théories métaphysiques qui, selon nos idées, le rapprochait de la vraie philosophie.

Les deux grandes erreurs de Marcion, comme de la plupart des premiers gnostiques, étaient le dualisme et le docétisme. Par la première, il donnait d'avance la main au manichéisme, par la se* conde à l'islam. Les docteurs marcionites et gnostiques de la fin du u* siècle essayent, en général, d'atténuer ces deux erreurs. Les derniers basilidiens*

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