Voir rélymologie grotesque de Hûeiv, dans Philon, De
plantât. Noe, § 39.
382 oniGINES DU CHKISTIANISME. [An S;]
'ayant faim. Les pauvres étaient couverts de lionte ; les riches semblaient insulter par leur abondance à ceux qui n'avaient rien. Le souvenir de Jésus et de la haute signification qu'il avait donnée à ce repas paraissait effacé '. L'état corporel de l'Église était, du reste, assez mauvais : il y avait beaucoup de malades et plusieurs étaient morts ^ Les cas de mort, dans la situation où se trouvaient les esprits , causaient beaucoup de surprise et d'hésitation ' ; les maladies étaient tenues pour des épreuves ou pour
des châtiments*.
Est-ce à dire que quatre années eussent suffi
pour enlever toute sa vertu à l'œuvre de Jésus?
Non certes. Il y avait encore des familles édifiantes,
en particulier celle de Stéphanas, qui tout entière s'était vouée au service de l'Église et était un modèle d'activité évangélique ^ Mais les conditions de la société chrétienne étaient déjà bien changées. La petite Église de saints du dernier jour était jetée dans un monde corrompu, frivole, peu mystique. Il y avait déjà de mauvais chrétiens ! Le temps n'était