‹ Histoire des origines de Christianisme [microform]Chapitre 1023 sur 1128 · Ai6pîXY.vt(a if^.w'ïffwv · texte numérisé non relu

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M. ÀvTiÀx^ei;.

12. K.?efW.cetç. Ces deux dernières fonctions cont évidemment de.

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tondions son. bonnes , u*s , néccs a« ; > - ,,oi.enl ni chercher k se r.l»sser 1 une 1 a«tre

le" envie; elles ont une n>émc source. Tous i Is . «iennen. de i-Esprit-Sain., ious les

se vices . émanent du Chris,; tous les . pouvorrs .

il nt de Dieu. Le corps a plusieurs n,end=res, et

T (I est un • l« division des fonctions est uéponrt.nl ,1 est ur^ ^^ ^^

rpssaire dans l biglise coium^ • retiens ne peuvent pas plus se passer les unes d

autres que l'œil ne peut se passer de la mam rdes pieds. Toute jalousie entre eues est don

déplacée Sans doute , elles ne sont pas égales en S rnais ce sont justement les membres les plus

fbles qui sont les plus nécessaires; ce sont les :^U les plus humbles qui sont les p^shon^

rés les plus soigneusement entoures. Dieu apnt

vou'lu établir à cet égard une compensation pou qjil n'y eût pas de schisme ni de jalousie dans le

corps. Les membres doivent donc être soucieux les unsdesautres; si l'un souffre, tous souffrent; les

Tantages et la gloire de l'un sont les avantages

• peuvent être '-li;^:^^'::iZ:iL^ (^-^«^-0, -, cinquième qui est un ev.fr.a»- ^ passagère

6 et S6, n'est pas un don permanent, ma.s une P

faite à un croyant.

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et la gloire de Tautre. A quoi bon, d'ailleurs, ces rivalités? Il y a une voie ouverte à tous et qui est la meilleure, un don qui a sur les autres une immense

supériorité.

Emporté par un souffle vraiment prophétique au delà des idées mêlées d'aberrations qu'il vient d'exposer, Paul écrit alors cette page admirable, la seule de toute la littérature chrétienne qui puisse être comparée aux discours de Jésus :

« Quand je parlerais les langues des hommes et des anges, si je n'ai pas rameur, je suis un airain sonnant, une cymhale retentissante. Quand j'aurais le don de prophétie, quand je connaîtrais tous les mystères, quand je posséderais toute science , quand j'aurais une foi suffisante pour transporter les montagnes , si je n'ai pas l'amour, je ne suis rien. Je transformerais tous mes biens en pain pour les pauvres, je livrerais mon corps aux flammes, si je n'ai pas l'amour, cela ne me sert de rien. L'amour est patient; il est bienveillant; l'amour ne connaît ni la jalousie, ni la jactance, ni l'enflure ; il n'est pas inconvenant ; il n'est pas égoïste ; il ne s'emporte pas ; il ne pense pas à mal; il ne sympathise pas avec l'injustice; il sympathise au contraire avec la vérité. Il soufi're tout; il croit tout; il espère tout; il supporte tout. L'amour n'a pas de décadence, tandis que la prophétie pourra disparaître, le don des langues cesser, le don de science devenir sans objet. La science et la prophétie sont des dons partiels; or, quand le parfait viendra, le partiel disparaîtra. Lorsque j'é-

tais enfant, je parlais comme un enfant, je sentais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant; mais, depuis que je suis devenu homme, j'ai laissé là les façons de l'enfant. Maintenant, nous voyons à travers un miroir et en images; alors, nous verrons face à face. Maintenant, je connais d'une manière partielle; alors, je connaîtrai [Dieu] comme je suis connu [de lui]. En somme, il y a trois grandes choses : foi, espérance, amour; mais la plus grande des trois est l'amour, w

Versé dans la psychologie expérimentale, Paul eût été un peu plus loin; il eût dit : « Frères, laissez là les illusions. Ces bégaiemenls inarticulés, ces extases, ces miracles, sont les rêves de votre enfance. Ce qui n'est pas chimère , ce qui est éternel, c'est ce que je viens à l'instant de vous prêcher. » Mais alors il n'eût pas été de son temps; il n'eût pas fait ce qu'il a fait. N'est-ce pas déjà beaucoup d'avoir indiqué cette distinction capitale des vérités religieuses éternelles, qui ne tombent pas', et de celles qui tombent comme les imaginations du premier âge? N'est-ce pas avoir assez fait pour l'immortalité que d'avoir écrit cette parole : « La lettre tue, l'esprit vivifie '- » ? Malheur à celui qui s'arrêterait à la surface, et qui, pour deux ou trois dons chiméri-

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