Comp. Ecclésiastique, xxxv
il'
450 ORIGIiNES DU CHRISTIANISME. [An 57]
sèment de cette œuvre pie aura pour effet non-seulement de pourvoir aux besoins des saints, mais de produire des fruits abondants de bénédiction, de montrer votre soumission, votre adhésion à la foi, votre communion avec eux et avec tous. Songez aux prières qu'ils feront pour vous^ aux sentiments affectueux qu'ils éprouveront en voyant les grâces que Dieu vous a faites. Oui, grâces à Dieu pour son ineffable don! »
La lettre fut portée à Corinthe par Titus et par les deux frères qui raccompagnaient *. Paul resta encore quelques mois en Macédoine. Les temps étaient bien durs. A peine y avait-il une Eglise qui n'eût à lutter contre des difficultés sans cesse renaissantes'. La patience est la recommandation que j 'apôtre adresse le plus souvent. « Tribulations, détresses, angoisses^ bastonnades, prisons, mauvais traitements, veilles > jeûnes, — pureté, longanimité, probité, charité sincère, voilà notre vie; tantôt honorés, tantôt vilipendés, tantôt diffamés, tantôt considérés; tenus pour imposteurs, bien que véridiques; pour obscurs^ quoique bien connus [de Dieu]; pour mourants, et voilà que nous vivons; pour gens que Dieu châtie, et pourtant nous ne mourons pas ; pour tristes, nous