‹ Histoire des origines de Christianisme [microform]Chapitre 1086 sur 1128 · Act.j XVI · texte numérisé non relu

Act.j XVI

[An S81

L'œuvre légale devient une rece e, dont le ucc dépend d'une exécution ponctuelle. le. encore, le tludisme et le catholicisme se sont rencontres Le : Ipoir des dévots Juifs du temps de 3 sus e^^ saint Paul était la crainte de ne pas bien observe la Loi, l'appréhension de n'être pas en rég^e;

1 était reçu que le plus saint homme pèche, qui

et impossible de ne pas prévariquer. On en venait

Ique. regretter que Dieu eût donné la LOI pm^^

• u rtii'h amener des contraventions ,

ffii'pUe ne servait qu a amtjiici vx^ r„ OU.H cei,. pen* singulière, que D,eu .v... ;L" u „-éU.b,ir U>u..s ces p,escnp.ious que pou,

toe pécl.e, e. consliluer U,u. le monde pécheur.

; s dans la pensée de ses disciples, ™. rendre lenlrée de ce royaume de Dieu que les pha,,-

Z avaient rendue si difflclle, élargir 1. porte du

„„ .vail si ton rétrécie. Paul, du monis,

iudaïsme qu on avait si ion i

;l„s.c-es.-iplier les délits; délier es consciences, les rendre aussi larges que poss-ble, ces.

, ^ X— «. '■«'"*;* rcSl'sT." »i...

. IV Miiana i\ seraauestion de i tpure «u ci-dessous, t. IV, quand n se -h (Bernays).

Comp. Pseudo-Héraclile, vu- lettre, ligne»

ORIGIiNES DU CHRISTIANISME.

[An 58]

prévenir les offenses , puisque nul ne viole un précepte par lequel il ne se croit pas obligé.

Le grand tourment des âmes délicates est le scrupule ; qui les en soulage est sur elles tout-puissant. Une des habitudes les plus ordinaires de la dévotion des sectes piétistes en Angleterre est de concevoir Jésus comme celui qui décharge la conscience, rassure le coupable, calme Tàme pécheresse, délivre de la pensée du mal*. Accablé sous le sentiment du péché et de la condamnation, Paul de même ne trouve la paix qu'en Jésus. Tous sont pécheurs, tous jusqu'au dernier, tous le sont h cause de leur descendance d'Adam -. Le judaïsme, par ses sacrifices pour le péché, avait établi l'idée de comptes en quelque sorte ouverts entre l'homme et Dieu, de rémission et de dettes; idée assez fausse, car le péché ne se remet pas, il se répare; un crime commis durera jusqu'à la fin des temps ; seulement, la conscience qui l'a commis peut se redresser et produire des actes tout contraires. Le pouvoir de remettre les péchés était un de ceux qu'on croyait avoir été conférés par Jésus à ses disciples. L'Eglise n'en eut pas de plus précieux. Avoir commis un

i. Elisabeth Wetherell. Cf. Matth., xi, 28. 2. Voir Texpression juive du même sentiment dans le IV* livre d'Esdras, m, 21-22; iv, 30; vu, 46 et suiv.; viii, 35 et suiv.

[A„58] SAINT PACL. «»

Cime avoir la conscience bourrelée, fut un motif pour se faire chrétien. « Voici une loi qui va vous délivrer de péchés dont vous n'avez pu être just.f.es par la loi de Moïse', » quoi de plus tentant pour le uif ■> Une des raisons qui fixèrent, dit-on, Constantm dans le christianisme fut la croyance que les chrétiens seuls avaient des expiations pour tranquilliser l'âme d'un père qui avait tué son fils^ Le miséricordieux Jésus, pardonnant à tous, accordant même une sorte de préférence à ceux qui ont péché, apparut dans ce monde troublé comme le grand pacificateur des âmes . On se prit k se dire qu'il était bon d'avoir péché que toute rémission était gratuite, que la foi seule

justifiait*. ,

Une particularité des langues sémitiques explique un tel malentendu et excuse cette psychologie morale incomplète. La forme hiphil signifie à la fois l'effectif et le déclaratif, si bien que hasdik veut dire également <• rendre juste » et « déclarer

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