‹ Histoire des origines de Christianisme [microform]Chapitre 1113 sur 1128 · Jos., Anl., XX, IX, 2; li. J., Il, xvu · texte numérisé non relu

Jos., Anl., XX, IX, 2; li. J., Il, xvu

6. Jos., B.J., II, XII, 6. Cf. Derenbourg, op. cil., p.231,no Hf,

[An 58] SAINT PAUL. 529

discussions. Elles furent extrêmement tumultueuses. Ananie s'emporta, et, pour un mot qui lui parut blasphématoire, ordonna à ses assesseurs de souffleter Paul sur la bouche : « Dieu te frappera h ton tour, muraille blanchie, répondit Paul.Tu prétends méjuger selon la Loi, et tu ordonnes de me frapper contrairement à la Loi. - Quoi ! tu injuries le grand prêtre de Dieu ! .. dirent les assistants. Paul, se ravisant : « Je ne savais pas, frères, que c'était le grand prêtre; si je l'avais su, je n'aurais point parlé de la sorte; car il est écrit : « Tu n'insulteras pas le chef de ton « peuple *. » Cette modération était habilement calculée. Paul avait remarqué, en effet, que l'assemblée était divisée en deux partis, animés à son égard de sentiments fort divers : le haut clergé sadducéen lui était absolument hostile; mais il pouvait s'entendre jusqu'à un certain point avec la bourgeoisie pharisienne^ « Frères, s'écria-t-il , je suis pharisien, fils de pharisien. Savez -vous pourquoi l'on m'accuse? Pour mon espérance en la résurrection des morts. » C'était mettre le doigt sur une plaie vive. Les sadducéetis niaient la résurrection, l'existence des anges

;■ TuÎ l'aTàpari'e des pharisiens contre le fils de Nébédée, et en général contre le haut sacerdoce, voir TaUn. de B.'., endroits

cites h la page précédenle. ^

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et des esprits; les pharisiens admettaient tout cela'. Le stratagème de Paul réussit à merveille * ; la guerre fut bientôt dans l'assemblée. Pharisiens et sadducéens furent plus attentifs à se combattre qu'à perdre leur ennemi commun. Plusieurs pharisiens prirent même la défense de Paul, et affectèrent de trouver vraisemblable le récit de sa vision, t, En somme, disaient-ils, que reproche-t-on à cet homme? Qui sait si un esprit ou un ange ne lui a point parlé? »

Claudius Lysias assistait bouche béante à ce débat, dénué de sens pour lui. Il vit le moment où, comme la veille, Paul allait être mis en pièces. Alors il donna ordre à une escouade de soldats de descendre dans la salle, d'arracher Paul des mains de l'assistance et de le reconduire à la tour. Lysias était fort embarrassé. Paul, cependant, se réjouissait du glorieux témoignage qu'il venait de rendre au Christ. La nuit suivante, il eut une vision. Jésus lui apparut et lui dit : « Courage ! comme tu m'as confessé à Jérusalem, il faut que tu me. confesses aussi

à Rome. »

La haine des fanatiques, pendant ce tem{5s, ne

restait pas inactive. Un certain nombre de ces zé-

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