‹ Histoire des origines de Christianisme [microform]Chapitre 1119 sur 1128 · II Tim., IV, 20; même observation · texte numérisé non relu

II Tim., IV, 20; même observation

5» ORICn-ES DU CHRISTIANISME. [An 60]

Par suite du séjour qu'ils fn-ent ainsi en Palestine, les membres les plus intelligents des Eglises de Macédoine et d'Asie se trouvèrent en des rapports prolongés avec les Églises de Judée. Luc en particulier, qui jusque-là n'avait pas quitté sa Macédoine, fut initié aux traditions de Jérusalem. U fut sans doute vivement frappé de la majesté luérosolymitaine, et il imagina la possibilité d'une conciliation entre les principes soutenus d'un côté par Paul, de l'autre par les anciens de Jérusalem. U pensa que ce qu'il y avait de meilleur était d'oublier les torts réciproques, de jeter prudemment un voile sur ces torts, de n'en plus parler. Les idées fondamentales qui devaient présider à la rédaction de son grand écrit furent probablement dès lors arrêtées dans son esprit. Par ces contacts divers , une tradition uniforme s'établissait. Les Évangiles s'élaboraient par une intime communication de tous les partis qui constituaient l'Église. Jésus avait créé rEglise l'Église le créait à son tour. Ce grand idéal qui allait dominer l'humanité durant des siècles sortait vrai- . ment des entrailles de l'humanité et d'une sorte de concert secret entre tous ceux à qui Jésus avait lègue

son esprit.

Félix succomba enfin, non sous l'indignation que ses crimes auraient dû produire, mais devant les dif-

(An 00] SAINT PAUL. ^»

ficultés d'une situation à laquelle aucun procurateur n'avait pu tenir tête. La vie d'un gouverneur romain àCésarée était devenue insupportable; les Juifs et les Syriens ou Grecs se battaient sans cesse; l'homme le plus intègre n'eût pas su tenir la balance entre des haines aussi féroces. Les Juifs, selon leur habitude, se plaignaient h Rome. Ils y disposaient d'assez fortefr innuences, surtout auprès de PoppéeSet grâce aux intrigues qu'y dirigeait Hérode Agrippa IL Pallas avait beaucoup perdu de son crédit, surtout depuis l'an 55 \ Il ne put empêcher la disgrâce de son frère ; il réussit seulement à le sauver de la mort. On donnl pour successeur à Félix, un homme ferme et juste'. Porcins Festus, qui arriva au mois d'août de l'an 60 à Césarée*.

Trois jours après son débarquement, il se rendit à Jérusalem. Le grand prêtre Ismaël, fils de Phabi, et tout le parti sadducéen, c'est-à-dire le haut sacerdoce % l'entourèrent, et une des premières demandes qu'on lui adressa fut relative à Paul. On voulait qu'il

\. Jos,^n«.,XX,viii,41;Fi««.3.

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