‹ Histoire des origines de Christianisme [microform]Chapitre 167 sur 1128 · Vila.t · texte numérisé non relu

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3. Serait-ce le Bounaï qui est compté par le Talmud (Bab^ Sanhédrin. 43 a) au nombre des disciples de Jésus?

VIE DE JÉSUS

vages , et prenait fréquemment , pendant le jour et pendant la nuit , des baptêmes d'eau froide pour se puiificr. Jacques , celui qu'on appelait le « frère du Seigneur », observait Un ascétisme analogue*. Plus tard, vers la fm du i" siècle, le baptisme fut en lutte avec le christianisme, surtout en Asie Mineure. L'auteur des écrits attribués à Jean l'évangéliste paraît le combattre d'une façon détournée \ Un des poèmes sibyUins ^ semble provenir de cette école. Quant aux sectes d'hémérobaptistes, de baptistes, d'elchasaïtes {sabiens,mogtasila des écrivains arabes*), qui remplissent au second siècle la Syrie, la Palestine, la Babylonie , et dont les restes subsistent encore de nos jours sous le nom de mendaïtes, ou de « chrétiens de saint Jean », elles ont la même origine que le mouvement de Jean - Baptiste , plutôt qu'elles ne sont la descendance authentique de Jean. La vraie école de celui - ci , à demi fondue avec le christianisme , passa à l'état de petite hérésie chrétienne et s'éteignit obscurément. Jean eut comme un pressen-

k. Ilégésippe, dans Eusébe, //. E., II, 23.

2. Évang., i, 8, 26, 33, iv, 2; 1" ÉpUre, v, 6. Cf. Act., X, 47.

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