Matth., XV, 8; -Marc, vu, 6. Cf. Isaïe, xxix
4. Voir surtout le traité Schabbath de la Mischna, et le uvre des Jubilés (traduit de l'éthiopien dans les Jahrbûcher d'Ewald,
années 2 et 3), c. l.
5. Jos., B. J.. VII, V, i; Pline, //. AT., XXXT, 48. Cf. Thomson, The Land and the Book, I, 406 et suiv.
VIE DE JÉSUS
défier ses adversaires*. Il violait ouvertement le sabbat , et ne répondait aux reproches qu'on lui en faisait que par de fines railleries, A plus forte raison dédaignait-il une foule d'observances modernes, que la traditfbn avait ajoutées à la Loi , et qui , par cela même, étaient les plus chères aux dévots. 'Les ablutions , les distinctions trop subtiles des choses pures et impures le trouvaient sans pitié : v Pouvez -vous aussi, leur disait -il, laver votre âme? L'homme est souillé , non par ce qu'il mange , mais par ce qui sort de son cœur. » Les pharisiens, propagateurs de ces momeries, étaient le point de mire de tous ses coups. Il les accusait d'enchérir sur la Loi, d'inventer des préceptes impossibles pour créer aux hommes des occasions de péché : « Aveugles, conducteurs d'aveugles, disait -il, prenez garde de tomber dans la fosse. » — a Race de vipères, ajoutait-il en secret, ils ne parlent que du bien , mais au dedans ils sont mauvais ; ils font mentir le proverbe : « La bouche ne verse que le trop-plein çlu cœur *. »
Il ne connaissait pas assez les gentils pour songer à établir sur leur conversion quelque chose de solide.
4. Matth., XII, 1-U; Marc, ii, 23-28; Luc, vi, 1-5; xiii, U et iuiv.; XIV, i et suiv.
2. Matlh., XII, 34; xv, 1 et suiv., 12 et suiv.; xxiii entier; Marc, VII, i et suiv., 45 et suiv.; Luc, vi. 45; xi, 39 et suiv.
La Galilée contenait un grand nombre de païens, mais non, à ce qu'il semble, un culte des iaux dieux public et organisé\ Jésus put voir ce culte se dé- ' ployer avec toute sa splendeur dans le pays de Tyr et de Sidon, à Césarée de Philippe, et dans la Décapôle*. Il y fit peu d'attention. Jamais on ne trouve chez lui ce pédantisme fatigant des juifs de son temps, ces déclamations contre Tidolâtrie, si familières à ses corehgionnaires depuis Alexandre, et qui remplissent, par exemple, le livre de la « Sagesse ))\ Ce qui le frappe dans les païens, ce n'est pas leur idolâtrie, c'est leur servilité*. Le jeune démocrate juif, frère en ceci de Juda le Gaulonite. , n'admettant de maître que Dieu, était très-blessé des honneurs dont on entourait la personne des souverains et des titres souvent mensongers qu'on leur donnait. A cela près, dans la plupart des cas où il rencontre des païens,
4. Je crois que les païens de Galilée se trouvaient surtout aux frontières, à Kadès par exemple, mais que le cœur même du pays, la ville deTibériade exceptée, était tout juif. La ligne où finissent les ruines de temples et où commencent les ruines de synagogues est aujourd'hui nettement marquée à la hauteur du lac Huielr. (Samachonitis). Les traces de sculpture païenne qu'on a cru trouver à Tell-Hum sont douteuses. La côte, en particulier la vill« d'Acre, ne faisaient point partie de la Galilée.