‹ Histoire des origines de Christianisme [microform]Chapitre 230 sur 1128 · Matth., xvi, 6 et suiv.; Marc, vu · texte numérisé non relu

Matth., xvi, 6 et suiv.; Marc, vu

4. Mattn., XIII, 18 et suiv.; Marc, vu, 18 et suiv. Qb Luc, IX, 6.

mais sans jamais beaucoup s'écarter de lui. Leur prédication, du reste, se bornait h annoncer la prochaine venue du royaume de Dieu^ Ils allaient de ville en ville, recevant l'hospitalité, ou pour mieux dire la prenant d'eux-mêmes selon l'usage. L'hôte, en Orient, a beaucoup d'autorité; il est supérieur au maître de la maison; celui-ci a en lui la plus grande confiance. Cette prédication du foyer est excellente pour la propagation des doctrines nouvelles. On communique le trésor caché; on paye ainsi ce que l'on reçoit ; la politesse et les bons rapports y aidant , la maison est touchée, convertie. Otez l'hospitalité orientale , la propagation du christianisme serait impossible à expliquer. Jésus , qui tenait fort aux bonnes vieilles mœurs, engageait les disciples à profiter sans scrupule de cet ancien droit public, probablement déjà aboli dans les grandes villes où il y avait des hôtelleries*. « L'ouvrier, disait-il, est digne de son salaire. » Une fois installés chez quelqu'un, ils devaient y rester, mangeant et buvant ce qu'on leur ofifrait, tant que durait leur mission ^. Jésus désirait qu'à son exemple les messagers de

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