Luc, L c; Jean, xxi, 13; Évang. des hébreux, dans saint
Jérôme, De viris ill., 2.
2. Comp. Matth., vu, 10 ; xiv, 47 et suiv.; xv, 34 et suiv.; Marc, VI 38 et suiv.; Luc, ix, 43 et suiv.; xi, 44 ; xxiv, 42; Jean, vi, 9 et suiv.; XXI, 9 et suiv. Le bassin du lac de Tibériade est le seul endroit de la Palestine où le poisson forme une partie considérable
de l'alimentation.
3. Jean, xxi, 43; Luc, xxiv, 42-43. Comparez les plus vieilles représentations de la Cène rapportées ou rectifiées par M.deRossi dans sa dissertation sur riX0ï2 [Spicilegium Solesmense de dom Pitra, t. lll, p. 568 et suiv. ). Cf. de Rossi, Bull, di arch. cnst., troisième année, p. 44 et suiv., 73 et suiv. Il est vrai que les sardines étaient., comme le pain, un accessoire indispensable de tout repas. Voir Tinscription de Lanuvium, 2«= col., 4 6-47. L'intention d'anagramme que renferme le mot ixeï2 se combina pro^
Les repas étaient devenus dans la communauté naissante un des moments les plus doux. A ce moment, on se rencontrait; le maître parlait à chacun et entretenait une conversation pleine de gaieté et de charme. Jésus aimait cet instant et se plaisait à voir sa famille spirituelle ainsi groupée autour de lui*. L*usage juif était qu'au commencement du repas, le chef de maison prît le pain, le bénît avec une prière, le rompît, puis l'offrît à chacun des convives. Le vin était l'objet d'une sanctification analogue*. Chez les esséniens et les thérapeutes, le festin sacré avait déjà pris l'importance rituelle et les développements que la cène chrétienne prendra plus tard^ La participation au même pain était considérée comme une sorte de communion, de lien réciproque*. Jésus usait à cet égard de termes extrêmement énergiques, qui plus tard furent pris avec une littéralité effrénée. Jésus est à la fois très-idéaliste dans les conceptions et trèsmatérialiste dans l'expression. Voulant rendre cette
bablement avec une tradition plus ancienne sur le rôle du poisson dans les repas évangéliques.