Jos., Ant., XH, VII
6. Jean, x, 40. Cf. Matth., xix,1; icx, 29, Mnrc, x, I, 46; Luc, iviii, 35; XIX, 1. Ce voyage est connu des synoptiques. Mais
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il avait lui aussi administré le baptême. Il y recueillit, ce semble, quelques consolations, surtout à Jéricho. Cette ville, soit comme tête de route très-importante, soit à clause de ses jardins de parfums et de ses riches cultures *, avait un poste de douane assez considérable. Le receveur en chef, Zachée, homme riche, désira voir Jésus*. Comme il était de petite taille, il monta sur un sycomore près de la route où devait passer le cortège. Jésus fut touché de cette naïveté d'un fonctionnaire considérable. Il voulut descendre chez Zachée, au risque de produire du scandale. On murmura beaucoup, en eflfet, de le voîr honorer de sa visite la maison d'un pécheur. En partant, Jésus déclara son hôte bon fils d'Abraham, et , comme pour ajouter au dépit des orthodoxes, Zachée devint un saint : il donna, dit-on, la moitié de ses biens aux pauvres et répara au quadruple les torts qu'il pouvait avoir faits. Ce ne fut pas là, du reste, la seule joie de Jésus. Au sortir de la ville, le
Matthieu et Marc croient que Jésus le fit en venant de Galilée à Jérusalem par la Pérée. La topographie de Luc est iriexplicaiye, si Ton n'admet pas que Jésus, dans les chapitres x-xviii de cet Évangile , passe par Jérusalem.
i. Eccli., XXIV, 18; Strabon, XVi, ii, 41 ; Justin, XXXVI, 3; Jos., Ant.. IV, VI, 1 ; XIV, iv, 1 ; XV, iv, 2; Talm. de Babyloue, Berakoth, 43 a, etc.
â. Luc, XIX, \ et suiv. (épisode douteux).
mendiant Bartimée* lui fit beaucoup de plaisir en l'appelant obstinément « fils de David », quoiqu'on lui enjoignît de se taire. Le cycle des miracles galiléens sembla un moment se rouvrir dans ce pays, que beaucoup d'analogies rattachaient aux provinces du Nord. La délicieuse oasis de Jéricho, alors bien arrosée, devait être un des endroits les plus beaux de la Syrie. Josèphe en parle avec la même admiration que de la Galilée, et l'appelle comme cette dernière province un « pays divin * » .
Jésus, après avoir accompli cette espèce de pèlerinage aux lieux de sa première activité prophétique, revint à son séjour chéri de Béthanie*. Ce qui devait affliger le plus à Jérusalem les fidèles galiléens , c'est qu'il ne s'y faisait pas de miracles. Fatigués du mauvais accueil que le royaume de Dieu trouvait dans la capitale, les amis de Jésus, ce semble, désiraient parfois un grand prodige qui frappât vivement l'incrédulité hiérosolymite. Une résurrection dut leur paraître ce qu'il y avait de plus convaincant. On peut supposer que Marie et Marthe s'en ouvrirent à Jésus. La renommée lui attribuait déjà deux ou trois