‹ Histoire des origines de Christianisme [microform]Chapitre 289 sur 1128 · Luc, XIX, 44 et suiv · texte numérisé non relu

Luc, XIX, 44 et suiv

4. Matth., XXI, 1; Marc, xi, 4 (toxte grec); Luc, xix, 29; Miscbna, Menachothj xi, 2; Talm. de Bab., Sanhédrin, 44 6;

VIE DE JÉSUS

Jésus eut encore un moment de satisfaction humaine*. Le bruit de son arrivée s'était répandu. Les Galiléens qui étaient venus h la fête en conçurent beaucoup de joie et lui préparèrent un petit triomphe. On lui amena une anesse, suivie, selon l'usage, de son petit ^ Les Galiléens étendirent leurs plus beaux habits en guise de housse sur le dos de cette pauvre monture , et le firent asseoir dessus. D'autres , cependant, déployaient leurs vêtements sur la route et la jonchaient de rameaux verts. La foule qui précédait et suivait , en portant des palmes , criait : « Hosanna au fils de David ! béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! « Quelques personnes même

Pesachim. 63 ^91 a; Sota, 45 a; Baba metsia, 88 a; Menachoth.lS b; Sifra, 104 6;Eusèbe et saint Jérôme, De situ et nom. loc. hebr.^d^ns S. Hier. 0pp., édit. Martianay, II, col. 442; saint Jérôme, Epitaphmm Paulœ, 0pp., IV, col. 676; le même, Comm. in Matth,, XXI, 1 (0pp., IV, col. 94) ; le même, Lex. grœc. nom. hebr., 0pp., II, col. 121-122.

1. Matth., XXI, 1 et suiv.; Marc, xi, 1 et suiv.; Luc, xix, 29 et suiv.; Jean, xii, 12 et suiv. Le rapprochement avec Zacharie, ix, 9, laisse planer quelque cloute sur tout cet épisode. Une entrée triomphale sur un âne était un trait messianiciue. Comparez Taira, de liab.. Sanhédrin, 98 b ; Midrasch Bereschith rabba, ch. xcviii, Midrasch Koheleth, i, 9.

2. Cette petite circonstance vient peut-être de ce qu'on a mal compris le passage de Zacharie. Les écrivains du Nouveau Testament paraissent avoir ignoré la loi du parallélisme hébreu. Comp. Jean, xîx, 24.

lui donnaient le litre de roi d'Israël*. « Rabbi, faisles taire, » lui dirent les pharisiens. — S'ils se taisent, les pierres crieront, » répondit Jésus, et il entra dans la ville. Les Hiérosoly mites, qui le connaissaient à peine, demandaient qui il était. « C'est Jésus, le prophète de Nazareth en Galilée, » leur répondait-on. Jérusalem était une ville d'environ 50,000 âmes^ Un petit événement, comme l'entrée d'un étranger quelque peu célèbre, ou l'arrivée d'une bande de provinciaux , ou un mouvement du peuple aux avenues de la ville, ne pouvait manquer, dans les circonstances ordinaires, d'être vite ébruité. Mais, au temps des fêtes, la confusion était extrême'. Jérusalem, ces jours-là, appartenait aux étrangers. Aussi est-ce parmi ces derniers que l'émotion paraît avoir été la plus vive. Des prosélytes parlant grec , qui étaient venus à la fête, furent piqués de curiosité, et

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