‹ Histoire des origines de Christianisme [microform]Chapitre 296 sur 1128 · XIII · texte numérisé non relu

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2. C'est le système des synoptiques (Matth., xxvi, 47 et suiv.; Marc, xrv, 42 et suiv.; Luc, xxii, 7 et suiv. , 45), et, par conséquent, celui de Justin {Dial. cum Tryph., 47, 88, 97, 400, 441). Le quatrième Évangile, au contraire, suppose formellemenl que Jésus mourut le jour même où l'on mangeait l'agneau (xiii, 4-2, 29 ; xviii, 28; xix, 44, 34). Le Talmud, faible autorité assurgiUfiOt. en une telle question, fait aussi mourir Jésus « la veille de Pâque» (Talm. de Bab., Sanhédrin, 43 a, 67 a). Une objection très-grave contre cette opinion résulte de ce que, dans la seconde moitié du ii« siècle , les Églises d'Asie Mineure professant sur la Pâque une

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primitive, le souper du jeudi fut la vraie Pcàque, le sceau de l'alliance nouvelle. Chaque disciple y rapporta ses plus chers souvenirs, et une foule de traits touchants que chacun gardait du maître furent accumulés sur ce repas , qui devint la pierre angulaire de la piété chrétienne et le point de départ des plus fécondes institutions.

Nul doute, en effet, que l'amour tendre dont le cœur de Jésus était rempli pour la petite Eglise qui l'entourait n'ait déborde h ce moment'. Son âme calme et forte se trouvait légère sous le poids des sombres préoccupations qui l'assiégeaient. Il eut un mot pour chacun de ses amis. Deux d'entre eux, Jean et Pierre, surtout, furent l'objet de tendres marques d'attachement. Jean était couché sur le divan , à côté de Jésus, et sa tête reposait sur la poitrine du

doctrine qui semble en contradiction avec le système du quatrième É^^j^^nTfolirjiSrrient appel à l'autorité de l'apôtre Jean et de l^fÈ^es pour appuyer une doctrine qui paraît conforme au récit des synoptiques (Polycrato, dans Eusèbe, Ilist. eccl.,\, -4. Comp. Chron. pasc, p. 6 et suiv., édit. Du Gange). Mais colle affaire est très-obscure. Jean et ses disciples pouvaient célébrer la Pâque, comme toute l'école apostolique primitive, le 44 do nisan, non parce qu'ils croyaient que Jésus avait mangé l'agneau cejour-là, mais parce qu'ils croyaient que Jésus, le vra. agneau pascal (remarquez Jean, i, 29; xix, 36, en comparant Apoc, v. 6, etc.), était mort ce jour-là.

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