‹ Histoire des origines de Christianisme [microform]Chapitre 3 sur 1128 · DE MA SŒUR HENRIETTE · texte numérisé non relu

DE MA SŒUR HENRIETTE

kOBTB ▲ BYBLOS, LB 24 SEPTEMBHB 18GÎ.

Te souviens-tu^ du sein de Dieu oii tu reposes^ de ces longues journées de Ghazir^ oîi^ seul avec toi , j'écrivais ces pages inspirées par les lieux que nous avions visités ensemble ? Silencieuse à côté de moi , tu relisais chaque feuille et la recopiais sitôt écrite y pendant que la mer y les villages, les ravins, les montagnes se déroulaient à nos pieds. Quand V accablante lumière avait fait place à l'innombrable armée des étoiles, tes questions fines et délicates, tes doutes discrets, me ramenaient à V objet sublime de no$

eommunes pensées. Tu me dis un jour que, ce livre-ci, tu raimejmsy d'abord parce qu'il avait été fait avec toi, et aussi parce qu'il était selon ton cœur. Si parfois tu craignais pour lui les étroits jugements de t homme frivole, toujours tu fus persuadée que les âmes vraiment religieuses finiraient par s'y plaire. Au milieu de ces douces méditations, la mort nous frappa tous les deux de son aile -, le sommeil de la fièvre nous prit à la même heure; je me réveillai seul ! Tu dors maintenant dans la terre d'Adonis , prés de la sainte Byhlos et des eaux sacrées où les femmes des mystères antiques venaient mêler leurs larmes. Révèle -moi, ô bon génie, à moi que tu aimais, ces vérités qui dominent la mort, empêchera de la craindre et la font presque aimer.

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