Josèphe, Anl.. XYIII, m
» ORIGINES DO CHRISTIANISME. [An 33]
lui ressemble et se propage ensuite indéfiniment, Jésus, en un sens, à l'heure où nous sommes parvenus, est déjà ressuscité. Qu'un fait matériel insignifiant permette de croire que son corps n'est plus icibas , et le dogme de la résurrection sera fondé pour
l'éternité.
Ce fut ce qui arriva dans des circonstances qui, pour être en partie obscures, par suite de l'incohérence des traditions, et surtout des contradictions qu'elles présentent, se laissent néanmoins saisir avec un degré suffisant de probabilité *.
Le dimanche matin, de très-bonne heure, les femmes galiléennes qui, le vendredi soir, avaient embaumé le corps à la hâte, se rendirent au caveau ' où on l'avait provisoirement déposé. C'étaient Marie de Magdala, Marie Cléophas, Salomé, Jeanne, femme de Khouza, d'autres encore 2. Elles vinrent probablement chacune de leur côté ; car, s'il est diificile de révoquer en doute la tradition des trois Évangiles synoptiques, d'après laquelle plusieurs femmes vinrent au tombeau ', il est certain d'un autre côté que.
1. Relire avec soin les quatre récits des Évangiles et le passage 1 Cor., XV, 4-8.
2. Matth., xxviii, 1; Marc, xvi, 1; Luc, xxiv, 1; Jean, xx, 1.
3. Jean, xx, 2, semble même supposer que Marie ne fut pas toujours seule.
[An 33) • LES APOTRES. ^
dans les deux récils les plus authentiques » que nous ayons de la résurrection, Marie de Magdala joue seule un rôle. En tout cas, elle eut, en ce moment solennel, une part d'action tout à fait hors ligne. C'est elle qu'il faut suivre pas à pas ; car elle porta, ce jour-là, pendant une heure tout le travail de la conscience chrétienne ; son témoignage décida de la foi de l'avenir. Rappelons que le caveau où avait été renfermé le corps de Jésus était un caveau récemment creusé dans le roc et situé dans un jardin près du lieu de l'exécution K On l'avait pris uniquement pour cette dernière cause, vu qu'il était tard, et qu'on ne voulait pas violer le sabbat». Seul, le premier Evangile ajoute une circonstance : c'est que le caveau appartenaità Joseph d' Arimathie. Mais, en général, les cir-
, Jean xx , 1 et suiv., et Marc, xv,, 9 et suiv. Il faut observer que'vÉvangile de Marc a, dans nos textes imprimés du Nouveau Testament, deux finales : Marc, xv,, 1-8: Marc, xv, 9-20, sans parler de deux autres finales, dont l'une nous a é.e c n servée par le manuscrit L de Paris et la marg de la vers on pbiloxénienne (iVo. Tes. édit. <^-f ''"f "''f' ^/^^l ' note), l'autre par saint Jérôme, Adv. Pelag.. 1. H (t. IV, % pa »., col 520, édit. Martianay). La finale xv,, 9 et su.v. manque dans «crit B du Vatican, dans le Code. Sina^Hcus et dans les plus importants manuscrite grecs. Mais elle est en lo»t <^s d une grande antiquité, et son accord avec le quatrième Évang.le est une
chose frappante. «