Ibid., xxviii, 7; Marc, xvi
[An 33]
LES APOTRES
odieuse leur pesait ; elles aspiraient à revoir la terre où elles avaient possédé celui qu elles aimaient, bien sûres d'avance de l'y rencontrer encore.
La plupart des disciples partirent donc pleins de joie et d'espérance, peut-être en compagnie de la caravane qui ramenait les pèlerins de la fête de Pâques. Ce qu'ils espéraient trouver en Galilée , ce n'étaient pas seulement des visions passagères, c'était Jésus lui-même d'une manière continue, comme cela avait lieu avant sa mort. Une immense attente remplissait leurs âmes. Allait-il renouveler le royaume d'Israël, fonder définitivement le règne de Dieu, et, comme on disait, « révéler sa justice ^ » ? Tout était possible. Ils se représentaient déjà les riants paysages où ils avaient joui de lui. Plusieurs croyaient qu'il leur avait donné rendez-vous sur une montagne ^ probablement celle-là même à laquelle se rattachaient leurs plus doux souvenirs. Jamais sans doute voyage ne fut plus joyeux. C'étaient tous leurs rêves de bonheur qui étaient a la veille de se réaliser. Ils allaient le revoir!
Ils le revirent en effet, k peine rendus h leurs paisibles chimères , ils se crurent en pleine période évangélique. On était vers la fin du mois d'avril.