Jean, xx
3. Matth., XXVIII, 9; Luc, xxiv, 37 et suiv. ; Jean, xx, 27 et suiv. ; XXI, 5 et^uiv.; Évangile des hébreux, dans saint Ignace, épitre aux Smyrniens, 3, et dans saint Jérôme, De viris illmlribîtSj 16.
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vers consumaient-ils le corps inanimé qui avait été, le samedi soir, déposé au sépulcre? On ignorera toujours ce détail; car, naturellement, les traditions chrétiennes ne peuvent rien nous apprendre là-dessus. C'est l'esprit qui vivifie; la chair n'^est rien ^. La résurrection fut le triomphe de l'idée sur la réalité. Une fois l'idée entrée dans son immortalité, qu'importe le corps ?
Vers l'an 80 ou 85, quand le texte actuel du premier Évangile reçut ses dernières additions, les Juifs avaient déjà à cet égard une opinion arrêtée '^. A les en croire, les disciples seraient venus pendant la nuit et auraient volé le corps. La conscience chrétienne s'alarma de ce bruit, et, pour couper court à une telle objection, elle imagina la circonstance des gardiens et du sceau apposé au sépulcre^. Cette circonstance, ne se trouvant que dans le premier Evangile, mêlée à des légendes d'une autorité très-faible^, n'est nullement admissible^. Mais l'explication des Juifs, quoique irréfutable, est loin de satisfaire à tout.
J. Jean, vi, 64.