‹ Histoire des origines de Christianisme [microform]Chapitre 425 sur 1128 · Luc, XI, 12; Jean, xiv · texte numérisé non relu

Luc, XI, 12; Jean, xiv

[An 34] LES APOTRES. ^

nelles, les assistants avaient entendu la prédication apostolique chacun dans sa propre langue, en d'autres termes que la parole apostolique se traduisait d'elle-même à chacun des assistants ^ D'autres fois, cela se concevait d'une manière un peu différente. On prêtait aux apôtres le don de savoir, par infusion divine, tous les idiomes et de les parler à volonté 2. Il y avait en cela une pensée libérale; on voulait dire que l'Évangile n'a pas de langue à lui, qu'il est traduisible en tous les idiomes, et que la traduction vaut l'original. Tel n'était pas le sentiment du judaïsme orthodoxe. L'hébreu était pour le juif de Jérusalem la « langue sainte » ; aucun idiome ne pouvait lui être comparé. Les traductions de la Bible étaient peu estimées; tandis que le texte hébreu était gardé scrupuleusement , on se permettait dans les traductions des changements ,' des adoucissements. Les juifs d'Egypte et les hellénistes de Palestine pratiquaient, il est vrai, un système plus tolérant; ils employaient le grec dans la prière^ et lisaient habi-

1 . Act.., Il, 0 et suiv. C'est le sens le plus probable du récit, quoiqu'il puisse signifier aussi que chacun des idiomes était parlé séparément par chacun des prédicants.

2. Act., II, 4. Comp. I Cor. xii, 40, 28 ; xiv, 21 -22. Pour des imaginations analogues, voir Calmeil, De la folie, I, p. 9, 262;

H, p. 357 et suiv.

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