I Cor., XIV, 16; Justin, Apol. I
5. I Cor., XIV, 7, 8, ne le prouve pas. L'emploi du verbe ^aUM ne le prouve pas non plus. Ce verbe impliquait originairement
[An 35] LES APOTRES. 1»'
celui que les fidèles « chantaient en leur cœur* », et qui n'était que le trop-plein de ces âmes tendres, ardentes et rêveuses,, il s'exécutait sans doute comme les cantilènes des lollards du moyen âge, à mi-voix^. En général, c'était la joie qui s'épanchait par ces hymnes. Une des maximes des sages de la secte était : « Si tu es triste, prie; si tu es gai, chante \ •>
Purement destinée , du reste , à l'édification des frères assemblés , cette première littérature chrétienne ne s'écrivait pas. Composer des livres était une idée qui ne venait à personne. Jésus avait parle; on se souvenait de ses paroles. N'avait-il pas promis que la génération de ses auditeurs ne passerait pas avant qu'il reparût^?
l'usage d'un instrument à cordes, mais avec le temps il (tait devenu°synonyme de « chanter deâ psaumes ».