Tacite, Ann., II
3. Malala, p. 284, 287 et suiv.; Libanius, De angariis, p. 555 et suiv.; De carcere vinctis, p. 455 et suiv.; Ad Timocralem, p. 385; Antioch., p. 323; Philostr., Vie d'Apoll., I, 16; Lucien. De saltatione, 76; Diod. Sic, fragm. 1. XXXIV, n« 34 (p. 538. éd. Dindorf) ; Jean Chrys., Homil. vu in Matth,, 5 ( t. VII , p. 113); Lxxiii in Matth,, 3 {ibid., p. 712 ) ; De consubst. contra Anom., 1 (t. I, p. 501); De Anna, 1 (t. IV, p. 730); De Dav. et Saule, m, 1 (t. IV, 768-770); Julien, Misopogon, p. 343, 350, édit. Spanheira ; ^c;es (/e sainte Thùcle, attribués
220 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 41]
Tour à tour serviles et ingrats, lâches et insolents, les Antiochéniens étaient le modèle accompli de ces foules vouées au ccsarisme, sans patrie, sans nationalité, sans honneur de famille, sans nom à garder. Le grand Corso qui traversait la ville était comme un théâtre, où roulaient tout le jour les flots d'une populace futile, légère, changeante, émeutièreS parfois spirituelle 2, occupée de chansons , de parodies , de plaisanteries, d'impertinences de toute espèce ^ La ville était fort lettrée S mais d'une pure littérature de rhéteurs ^ Les spectacles étaient étranges ; il y eut des jeux où l'on vit des chœurs de jeunes filles nues prendre part à tous les exercices avec un simple bandeau<5; à la célèbre fête de Maïouma, des troupes de courtisanes nageaient en public dans des bassins ^
à Basile de Séleucie, publiés par P. Pantinus (Anvers, 1608),
1. Philostr., ApolL. III, 58; Ausone, Clar. Urb.. 2; J. Capitolin, Venis. 7; Marc-Aur.. 25; Hérodien, H, 10; Jean d'Anlloche, dans les Excerpta Valesiana, p. 844; Suidas, au mot io€tavo;.
2. Julien, Misopogon, p. 344, 365, etc.; Eunape, Vies des Soph,, p. 496, édit. Boissonade (Didol); Ammien iMarcellin, XXII, 14.