ï Cor., XIV enîier
238 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 43]
de révélations immédiates*. C'est apparemment à Anlioche ^ qu'il eut celte grande extase qu'il raconte en ces termes : « Je connais un homme en Christ, qui il y a quatorze ans (la chose se passait-elle corporèllement ou en dehors du corps? je l'ignore, Dieu le sait), fut ravi jusqu'au troisième cieP. Et je sais que cet homme (Dieu pourrait dire si ce fut en corps ou sans corps) a été ravi dans le paradis S ou il a entendu des paroles ineffables, qu'il n'est pas permis à un mortel de dire 5. » En général, sobre et pratique, Paul partageait cependant les idées de son temps sur le surnaturel. Il croyait faire des miracles*, comme tout le monde; il était impossible que les dons du Saint-Esprit, qui passaient pour être de droit commun dans l'Église \ lui fussent refusés.