Act., XI, 28; Jos., AnL, aa, ii, o, v
eccl M 8 et 12. Comp. Act., xii, 20; Tac. Ami., XII, 43; Suétone,'Cto/e. 18; Dion Cassius, LX, H. Aurélius Victor, Cœs 4- Fusèbe, Chron., années 43 et suiv. Le règne de Claude fut affligé presque chaque année pnr des famines partielles de l'Empire.
[An i4J
LES APOTRES
tir, les anciens de Jérusalem eurent l'idée de recourir aux frères des Églises plus riches de Syrie. Une ambassade de prophètes hiérosolymites vint à Antioche^. L'un d'eux, nommé Agab, qui passait pour avoir un haut degré de clairvoyance, se vit tout à coup saisi de l'Esprit, et annonça le fléau qui allait sévir. Les fidèles d'Antioche furent fort touchés des maux qui menaçaient la mère Église, dont ils se regardaient encore comme tributaires. Ils firent une collecte, à laquelle chacun contribua selon son pouvoir. Barnabe fut chargé d'aller en porter le produit aux frères de Judée 2. Jérusalem restera encore longtemps la capitale du christianisme. Les choses uniques y sont centralisées; il n'y a d'apôtres que là ^. Mais un grand pas est fait. Durant plu-
sieurs années, il n'y a eu qu'une Eglise complètement organisée, celle de Jérusalem, centre absolu de la foi, d'où toute vie émane, où toute vie reflue. Il n'en est plus ainsi maintenant. Antioche est une