Irénée, Adv. hœr., II, prœf.; III, pra?f
"iri
'Il
\Wm
OlUGINES Dt CHRISTIANISME. [An 45]
relative; qu'elle est, ou peu s'en faut, à la doctriue de Simon ce que le quatrième Evangile est h la pensée de Jésus; qu'elle remonte aux premières an^ nées du H" siècle, c'est-à-dire à l'époque où les idées théosophiques du LofiTOS prirent défimtivenient le dessus. Ces idées, que nous trouverons en germe dans l'Église clirélienne vers l'an.eQi, purent cependant avoir été connues de Simon, dont il est permis de prolonger la carrière jusqu'à la fin
L'idée que nous nous faisons de ce personnage énigmatique est donc celle d'une espèce de plagiaire du christianisme. La contrefaçon semble une habitude constante chez les Samaritains"^. De môme qu'ils avaient toujours imité le judaïsme de Jérusalem , ces sectaires eurent aussi leur copie du christianisme, leur gnose, leurs spéculations théosophiques, leur cabblle. Mais Simon fut-il un imitateur respectable et à qui il n'a manque que de réussir, ou un prestidigitateur immoral et sans sérieux», exploitant auprofitde
i. Voir l'épître, très-probablement authentique, de saint Paul aux Colossiens, i, 15 et suiv.