I. Apocaf., XVII. Cf. Sénèque, Epist,, xcv, 16 et suiv
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tion. Jusqu'au temps de Dioclétien , il laissa aux provinces et aux villes beaucoup de liberté. Des royaumes presque indépendants subsistaient en Palestine , en Syrie , en Asie Mineure, dans la petite Arménie , en Thrace, sous la protection de Rome. Ces royaumes ne devinrent des dangers, à partir deCaligula, que parce qu'on négligea de suivre à leur égardles règles de grande et profonde politique qu'Auguste avait tracées ^. Les villes libres, et elles étaient nombreuses, se gouvernaient selon leurs lois; elles avaient le pou- •voir législatif et toutes les magistratures d'un Etat autonome; jusqu'au m' siècle, les décrets municipaux se rendent avec la formule : « Le sénat et le peuple 2... )) Les théâtres ne servaient pas seulement aux plaisirs de la scène; ils étaient partout des foyers d'opinion et de mouvement. La plupart des villes étaient, à des titres divers, de petites républiques. L'esprit municipal y était très-fort ^ elles n'avaient perdu que le droit de se déclarer la guerre, droit funeste qui avait fait du monde un champ de carnage. « Les bienfaits du peuple romain envers le genre humain » étaient le thème de déclamations parfois