‹ Histoire des origines de Christianisme [microform]Chapitre 629 sur 1128 · Suétone, Aug., 41, 46; Dion Cassius, Lï, 21; LVIII · texte numérisé non relu

Suétone, Aug., 41, 46; Dion Cassius, Lï, 21; LVIII

4. Tacite, Atm,, II, 87; VI, 13; XV, 18, 39; Suétone, Aug.. 41, 42; Claude, 18. Comp. Dion Cassius, LXII,18; Orelli, n° 3358 et suiv.; Ilenzen, 6662 et suiv.; Forcellini, à l'article Tessera frmnerUaria.

324 ORIGINES DU CUIUSTIAMSME. [An 45]

sans exception, montrèrent la plus grande sollicitude pour ces questions, inférieures si l'on veut, mais qui, à certaines époques, priment toutes les autres. Dans la haute antiquité, on peut dire que le monde n'avait pas besoin de charité. Le monde alors était jeune, vaillant; l'hôpital était inutile. La bonne et simple morale homérique, selon laquelle l'hôte , le mendiant, viennent de la part de Jupiter S est la morale de robustes et gais adolescents. La Grèce, à son âge classique , énonça les maximes les plus exquises de pitié, de bienfaisance, d'humanité, sans y mêler aucune arrière-pensée d'inquiétude sociale ou de mélancolie 2. L'homme, à cette époque, était encore sain et heureux; on pouvait ne pas tenir compte du mal. Sous le rapport des institutions de secours mutuels, les Grecs eurent d'ailleurs une grande antériorité sur les Romains ^. Jamais une disposition Hbérale, bienveillante, ne sortit de cette cruelle noblesse qui exerça, pendant la durée de la République, un pouvoir si oppressif. Au temps où nous sommes, les fortunes co-

\. Odyss., VI, 207.

2. Euripide, SuppL, v. 773 et suivant; Aristote, Rhétor., li, VIII ; Morale à Nicomaque, VIII, i; IX, x. Voir Stobée, Floriloge, xxxvii et cxiii, et, eu général, les fragments de Ménandre «^t des comiques grecs.

Page 1