Comp. X
3. Remarquez &vei^iau.oI; ts >cal ÔXît^eaiv ôearftîloasva, notamment ce dernier mot. Tout ceci sera développé dans notre tome IV. On
y expliquera aussi le trait rf.v i'^nx^h tûv ÛTrapy^TroV ûawv... Trpoa-
e^s'^aiôe (x, 34) par des circonstances du même temps. Afiaaa; txou [ibid.) est une correction maladroite pour ^e<iu.iot;.
4. L'auteur de la lettre donne des nouvelles de Timothée; il suppose comme des choses connues la persécution de Néronjet la mort
Après avoir discuté l'authenticité , nous avons à discuter l'intégrité des épîtres de Paul. Les épîtres authentiques n'ont jamais été interpolées'. Le style de l'apôtre est si individuel , si original, que toute addition se détacherait sur le fond du' texte par sa pâleur. Dans le travail d'édition qui eut lieu quand les épîtres furent recueillies, il se fit cependant quelques opérations dont il importe de se rendre compte. Le principe des éditeurs paraît avoir été : 1° de ne rien ajouter au texte; 2" de ne rien perdre de ce que l'on croyait avoir été dicté ou écrit par l'apôtre ; 3» d'éviter les répétitions qui ne pouvaient manquer de se produire, surtout quand il s'agissait de lettres circulaires , offrant des parties communes. Les éditeurs , en pareil cas , paraissent avoir suivi un système de rapiécetage ou d'intercalation , dont le but semble avoir été de sauver des morceaux qui sans cela auraient péri. Ainsi le passage II Cor., vi. ih- VII, 1, forme un petit paragraphe qui coupe si singulièrement la suite de l'épître, qu'on est porté à croire
des apôtres; on est donc porté à croire que, quand il éciivail,co.^ derniers faits étaient déjà un peu anciens, x, 34, C"peniant, détourne de croire qu'ils fussent trop anciens.
1. Les notes finales, qui, dans le texte grec reçu du Nouveau Testament et dans les versions qui en dérivent, prétendent indiquer l'endroit où l'épître a été écrite et le nom du porteur, sont des seolies modernes, dénuéi^s de toute valeur.
INTRODUCTION
qu'il a été cousu là grossièrement. Les derniers chapitres de l'épître aux Romains présentent des faits bien plus frappants et qu'il importe de discuter avec minutie; car beaucoup de parties de la biographie de Paul dépendent du système qu'on adopte sur ces chapitres.
Enlisant l'épître aux Romains, on éprouve, à partir du chap. xii, quelque étonnement. Paul paraît se départir là de son principe habituel : « Chacun sur son terrain. » Il est singulier qu'il donne des conseils impératifs à une Église qu'il n'a pas fondée, lui qui relève si vivement l'impertinence de ceux qui cherchent à bâtir sur les fondements posés par d'autres \ A la fin du chap. xiv, des particularités bien plus bizarres commencent. Plusieurs manuscrits , que suit Griesbach , après saint Jean Chrysostome , Théodoret , Théophylacte , Œcumenius ^ , placent à cet endroit la finale du chap. xvi (versets 25-27). Le Codex Alexandrinus et quelques autres répètent deux fois cette finale, une fois à la fin du chap. XIV et derechef à la fin du chap. xvi.
Les versets 1-13 du chap. xv excitent de nouveau notre surprise. Ces versets répètent et résument