Comp. Acl , XV
[An 401 S*l" P*"'^-
saient pour les pays les plus lettrés qu'il y eût, ou du moins pour ceux qui produisaient le plus d'hommes distingués en littérature'. La province d'Asie, 1 ancien royaume de Pergame , notamment , étaient , comme on dit aujourd'hui , à la tête du progrès. Mais le centre de la presqu'île avait été médiocrement entamé La vie locale s'y continuait comme aux temps antiques ^ Plusieurs des idiomes indigènes n'ava^nt pas encore disparu'. L'état des voies publiques était
, OuMI suffise de rappeler Apollonius de Perge, Aratus, Denys 1 . (ju u sun J-"- . chrysostome, Pausan.as,
d'Halicarnasse, Slrabon , Epiclete , uio .
Dioscoride, Alexandre ^'^P'^-^'-^^^f ^"''^^ J^J f^^rTrnus, Rufus d-Éphèse, Arétée.Galien, ^^egon de TraUes Sur Pe
game, Sardes, Tarse, Nysa, voir Strabon (XIU, iv, 3, 9, XU, -,
"; 'E^^l^'^ujourd^ui, la forme des maisons en Carie, on Lycie,
est plus archa<.ue <>"'- -^ f ^^^ 7(0^ Etienne de By.,
'■ r; ^'C':.' J; e Dion Sssius, XL, H (S.ur. IH,
;\r,r^^l"rc; Pplee' et . Papbla.onie, Strabon X..,
:;;, .,;' poL les Pisidiens et ^^f:^^:^^^^^^'
T P Ivdien avait disparu en Lydie : Strabon , ai», , Le lyaien dvdit f Strabon, XIl,
• ^f «n Rîihvnie on ne parlait plus que le -,ic^.
Tibère . re , ^^^,^ j^ phrygien. Ao.r
gie, les paysans et ''' "^^^^^ recueillies dans les .Inca les nombreuses glosses d Asie Mmeurt, re
24 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 46]
fort mauvais \ Tous ces pays n'avaient, à vrai dire, qu'un seul caractère commun; c'était une crédulité sans bornes, un penchant extrême à la superstition. Les anciens cultes, sous leur transformation hellénique et romaine, gardaient beaucoup de traits de leur physionomie primitive ^ Plusieurs de ces cultes jouissaient encore d'une vogue extrême et avaient une certaine supériorité sur les cultes gréco-romains. Aucun pays ne produisait autant de théurges , de théosophes. Apollonius de Tyane y préparait, à l'épo-
de P. Bœtticher, et dans les Gesammelte Abhandlungen du même
auteur.
4. Les grands progrès sous ce rapport furent accomplis par Vespasien.^'Henzen , Inscr. laL, n* 6913; Pcrrot, De Gai. prov.
rom., p. 102.
2. Pour Iconlum, voir Corpus inscr. gr., n« 3993, et les notes de Cavedoni. Pour la Lydie et la Phrygie, voir Le Bas, /wscr., lU, n- 600 a, 604, 655, 667, 668, 669, 675, 678, 680, 685, 688, 699, 699 a, 700, et les notes de Waddington; W^igener, Inscr. d'As, mn., p. 3 et suiv. Pour Laodicée sur le Lycus, Waddington, Voy. en As. Min. au point de vue numismatique , p. 26 et suiv. Pour Aphrodisias et Sébastopolis, ihid., p. 43 et suiv., 54-55. Pour Mylasa, Le Bas, lU, n«« 340 et suiv. Pour le culte des Solymes, Corpus inscr. gr„ n° 4366 k et g ; Waddington, sur le n« 1202 de Le Bas (lll ). Pour la Lycie, Corpus, n»" 4303 i et k; Le Bas, 111, 1229. Pour la Pisidie, Waddington, sur les n"* 1 209, 1210 de Le Bas (III); Voy. numismatique, p. 99, 105-107, 140-141. Lfes deux Comanes et Pessinonte gardaient toute leur organisation sacerdotale.
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que OÙ nous sommes, sa bizarre destinée. Alexandre d'Abonotique et Pérégrinus Protée allaient bientôt séduire des provinces, l'un par ses miracles, ses prophéties, ses grandes démonstrations de piété; l'autre par ses roueries K Artémidore d'Éphèse% iElius Aristide ' offrent le phénomène bizarre d'hommes associant des sentiments sincères et vraiment religieux à des superstitions ridicules, à des idées de charlatans. Dans aucune partie de l'empire , la réaction piétiste qui se produisit à la fin du premier siècle en faveur des cultes anciens et contre la philosophie positive ne fut plus caractérisée*. L'Asie Mineure était, après la Palestine, le pays le plus rehgieux du monde. Des
1 . Lucien, Alexander seu pseudomantis (ouvrage qui n'est pas un pur roman; cf. Athénagore, Leg., 26, et les monnaies d'Abonotique} ; De morte Peregrini (même observation; cf. Athénagore, l. c; Tatien, adv. Grœc, 25; Aulu-Gelle, Noct. ait., XII, 11 ; Philostrate, Vies des soph., II, i, 33 ; Eus., Chron., ad olymp. 236).