‹ Histoire des origines de Christianisme [microform]Chapitre 767 sur 1128 · Act., XIV et suiv.; H Tim., m · texte numérisé non relu

Act., XIV et suiv.; H Tim., m

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eôté du sud. Ces montagnes ne sont autre chose que le revers septentrional du Taurus; mais la plaine centrale étant très-élevée au-dessus du niveau de la mer, le Taurus a de ce côté une médiocre élévation. Le pays est froid et monotone ; le sol , tantôt marécageux, tantôt sablonneux ou fendillé par la chaleur, est d'une morne tristesse. Seul , le massif du volcan éteint nommé maintenant Karadagh ' forme comme une île au milieu de cette mer sans fm \

Deux petites villes obscures , et dont la position est incertaine , devinrent alors le théâtre de l'activité des apôtres. Ces deux petites villes s'appelaient Lystres et Derbé ^ Égarées dans les vallées duKa-

H. «Montagne noire». On ignore son nom antique.

2. Strabon, Xlï , vi, 1 ; Hamilton, Iles.. II , 310 et suiv.; Laborde, Voy. de VAsie Afin., p. 1 1 9 et suiv., \ 22 ; Texier, Asie Min,, p. 651 et suiv.; Conybeare et HovvSon, I, p. 199 et suiv.

3. Lystres est probablement Madenscher ou Binbir-kilissé, dans le Karadagh (Hamilton, H, 316 et suiv., et son inscription n« 423; comp. Laborde, p. 120 et suiv.; Conybeare et Howson, I, p. 200 et suiv., 211-2Î2, 281 et suiv.; voir cependant Texier, Descr. de l'Asie Mn., 132-133). Il ne faut pas confondre Lystres avec Ilistra, aujourd'hui Ilisra {Synecdème d'Hiéroclès, p. 675, Wesseling; Noliliœ episcop.,^, 70, 115, 157-158, 177, 193-194, 212- 213, 254-255 , Parthey ; cartes de Bololoff et de Kiepert , d'après Tchihatchef; Texier, l. c; Hamilton, H, 325). Derbé est peut-être Divlé, dans une vallée du versant du Taurus, position confirmée par Strabon (Xlï, vi, 2 et 3) et par Etienne de Byzance (au mot Aspêr). Cf. Texier, Asie Min., p. 658. Divlé, en effet, a fourni deux inscrip-

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radagh ou au miheu de populations pauvres adonnées à rélève des troupeaux, au pied des plus obstinés repaires de brigands que l'antiquité ait connus S ces deux villes étaient restées tout à fait provinciales. Un Ronnain civilisé s'y croyait parmi des sauvages*.

tions [Corpus inscr. gr., 4009 c-, 4009 c^ Le Bas, III, 1 807, 1 808) . Cependant, comme Etienne de Byzance place près de Derbé un XijAtiv (lisez XiiAvr,) , on peut aussi identifier Derbé avec les ruines d'une ville antique qu'HamiUon a trouvée près du lac Ak-Ghieul (voir la carte d'Asie Mineure de Kiepert; Hamilton, H, p. 31 3, 31 9 et suiv., et son inscription n° 421 ). De la sorte , Lystres et Derbé seraient à environ huit lieues l'une de l'autre et tout à fait dans le même canton géographique. La façon dont ces deux villes sont d'ordinaire accouplées [Acl., xiv, 6; xvi, 1) prouve qu'elles étaient voisines. En tout cas, l'orientation des deux localités est déterminée par Act., XIV, 21 ; xvi, 1-2, et on ne peut guère hésiter pour elles qu'entre les différentes traces de villes qui s'échelonnent sur la route du Karadagh à l'Ak-Ghieul. Derbé était considérée par les anciens géographes comme faisant partie de l'Isaurie. Les limites de l'Isaurie et de la Lycaonie étaient fort indécises à l'époque romaine. Cf. Strabon, XH, vi, 2; Pline, V, 23, 25.

1. Les ïsauriens, les Clites, les Homonades. Strabon, Xlï, vi , 2-5; Tacite, Ann., III, 48; VI, 41; XH, 55. Les ïsauriens gardent leur rôle jusqu'en plein moyen âge. Ils ne furent jamais complètement domptés que par les Sedjoukides. Trébeliius PoUion, les Trente tyrans, 25; Vopiscus, Pro&«s^ 19; Ammien Warcellin, XIV, 2; XXVII, 9; Jean Chrysostome , Epist., p. 522, 570, 593, 596 et suiv., 599, 606, 630, 631, 633 et suiv., 656, 661, 673, 676, 679, 682, 683, 708 (édil. Montfaucon).

2. C'est l'impression de Cicéron, qui campa quinze jours à Cybistra, près de Derbé; il parle de tout ce pays avec un

4i ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 48)

On y parlait lycaonicn'. Il s'y trouvait peu de juifs^ Claude, par l'établissement de colonies dans les inaccessibles régions du Taurus \ donnait à ces cantons déshérités plus d'ordre et de sécurité qu'ils n'en

avaient jamais eu.

Lystres fut évangélisée d'abord * . Il s'y passa un incident singulier. Dans les premiers temps du séjour des apôtres en cette ville , le bruit se répandit que Paul avait fait la guérison miraculeuse d'un boiteux. Ces populations crédules et amies du merveilleux furent dès lors saisies d'une imagination singulière. On crut que c'étaient deux divinités qui avalent pris la forme humaine pour se promener parmi les mortels. La croyance à ces descentes des dieux était fort répandue, surtout en Asie Mineure. La vie d'Apollonius de Tyane sera bientôt tenue pour le voyage d'un dieu sur la terre '^ ; Tyane est

profond dédain (Lettres ad fam. et ad AIL. datées de Cilicie).

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