‹ Histoire des origines de Christianisme [microform]Chapitre 780 sur 1128 · Ael., V, 34; xv, 5; xxi, 20; xxiii, 9 et suiv · texte numérisé non relu

Ael., V, 34; xv, 5; xxi, 20; xxiii, 9 et suiv

60 ORIGINES DO CHRISTIAMSME. [An 51)

céens qui se montrèrent les irréconciliables ennemis du mouvement nouveau'. L'observation minutieuse de la Loi paraissait la première condition pour être

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De bonne heure, on rencontra dans celte manière de voir de grandes difTicultés. Car, dès que la famille chrétienne commença de s'élargir, ce fut justement chez des gens d'origine non Israélite, chez des adhérents sympathiques du judaïsme, non circoncis, que la foi nouvelle trouva le plus d'accès. Les obhger de se faire circoncire était impossible. Pierre, avec un bon sens pratique admirable, le reconnut bien. D'un autre côté, les esprits timorés, tels que Jacques, frère du Seigneur, voyaient une suprême impiété à admettre des païens dans l'Église et à. manger avec eux. Pierre ajourna le plus qu'il put toute solu-

tion.

Du reste, les juifs, de leur côté, s'étaient trouves

dans la même situation et avaient tenu une conduite analogue. Quand les prosélytes ou les partisans leur arrivèrent de toutes parts, la question s'était présentée à eux. Quelques esprits avancés, bons laïques sans science, soustraits à l'influence des docteurs, n'insistèrent pas sur la circoncision ; parfois même

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«. vlcr.iv, 3-6-, xxiii, ôclsuiv.

ils détournèrent les nouveaux convertis de la pratiquera Ces simples et bons cœurs voulaient le salut du monde, et y sacrifiaient tout le reste. Les orthodoxes, au contraire, et à leur tête les disciples de Schammaï, déclarèrent la circoncision indispensable. Opposés au prosélytisme parmi les gentils, ils ne faisaient rien pour faciliter l'accès de la religion ; au contraire , ils montraient à l'égard des convertis une certaine roideur; Schammaï les chassait, dit-on, de chez lui à coups de bâton - . Cette division se voit clairement à propos de la famille royale de l'Adiabène. Le juif nommé Ananie qui la convertit , et qui n'était nullement un savant , détourna fortement Izate de se faire circoncire : «On peut parfaitement, disait -il, vivre en juif sans la circoncision ; adorer Dieu est la chose vraiment importante. » La pieuse Hélène fut du même avis. Un rigoriste nommé Éléazar déclara, au contraire, que, si le roi ne se faisait pas circoncire, il était un ' impie ; qu'il ne servait de rien de lire la Loi , si on ne l'observait pas ; que le premier pré^ cepte était la circoncision. Le roi suivit cette opi-

4. On sent que c'était l'avis de Joièphe {Ant., XX, ii, 5; Vita, 23) et du juif dont les renseignements ont été recueillie par Strabon, XVI,. n, 35-37.

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