Comp. Act., XVI
2 Suétone ne dit pas en quelle année eut lieu ce bannissement. Orose le place en la neuvième année du règne de Claude (49-50). Hist., VII, 6. Mais Orose en appelle à l'autorité de Josèphe, dans, les ouvrages duquel nous ne retrouvons rien sur ce fait. Le verset Act., xvni, 2, établit clairement que, lors du passage de Paul à Corinlhe (52), l'édit était récent.
3 Philon, Leg. ad Caium, § 23; Martial, I , xiii (xxxv), 3. Les juifs continuèrent d'habiter le Transtévère jusqu'au xv ou a» xvi- siècle (Bosio, Ro,m soll., liv. 11, ch. xxii; cf. Corp.,n' 9907). Il est certain toutefois que, sous les empereurs, ils habitèrent bien d'autres quartiers et particulièrement le Champ de Mars [Corp, n»> 9905, 9906 ; Orelli, 2522 ; Garrucci, Disserl. arch., II, p. 1 W). les dehors de la porte Capène (Juv., Sat. ..., U et suiv.; Garrucci, Cimitero, p. 4; renseignements archéologiques particuliers), 1 île du Tibre et le pont des mendiants (Juv., iv, H6; v, 8; xiv, 134; Martial, X, v, 3) , et peut-êlre la Subure {Corp., n» 6447).
4. Martial, I,x.,.i, 3; VI, xcu, 4; Juvénal, x.v, 201 et su.v. 5 Le principal cimetière juif de Rome fut trouvé près de la par
[An 51]
[An 51]
vait, autrefois comme de nos jom^s, le port de Rome, l'endroit où se débarquaient les marchandises amenées d'Ostie sur des chalands. C'était un quartier de Juifs et de Syriens, « nations nées pour la servitude, » comme dit Cicéron \ Le premier noyau de la population juive de Rome, en effet, avait été formé d'affranchis % descendant pour la plupart de ceux que Pompée amena prisonniers à Rome. Ils avaient traversé l'esclavage sans rien changer à leurs habitudes religieuses ^ Ce qu'il y a d'admirable dans le judaïsme, c'est cette simplicité de foi qui fait que le juif, transporté à mille lieues de sa patrie, au bout
Bosio, en 1602. Bosio, op. cit., 1. II, ch. xxii; Aringhi, Roma sotL, t. I, 1. II, c. 23. Cf. Corp. inscr. gr., n»" 9901 el suiv., inscriptions trouvées pour la plupart dans ce cimetière et restées en grand nombre dans le quartier. La trace de cette catacombe est perdue; le P. Marchi l'a en vain cherchée. Deux catacombes juives ont depuis été trouvées à Rome, toutes deux voisines l'une de l'autre, sur la voie Appienne, près de Saint-Sébastien : Garrucci , Cimilero degli antichi Ehrei (Roma, 1862); Dissert, arch., II, Roma, 1866), p. 150 et suiv.; de Rossi, Bull, di arch. crist., 1867, p. 3, 16.