‹ Histoire des origines de Christianisme [microform]Chapitre 821 sur 1128 · Rom., XIV (?), Homél. pseudo-clément., xiv · texte numérisé non relu

Rom., XIV (?), Homél. pseudo-clément., xiv

(>* Commentaire [d'Hilaire] précité, ^6^rf. Comp. l'allégation d'Artémon, dans Eusèbe, //.£.. V, 28; Ilomél. pseudo-clém. 'ouvrage d'origine romaine), xvi, 14 et suiv.

7. Voild pourquoi la littérature judéo-chrétienne et millénariste s'est mieux conssrvée en latin qu'en grec (4« livre d'Esdras, Petite

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ses premiers jours les traits essentiels qui la distingueront dans sa longue et merveilleuse histoire. Fille directe de Jérusalem, l'Église romaine aura toujours un caractère ascétique, sacerdotal, opposé à la tendance protestante de Paul. Pierre sera son véritable chef; puis, l'esprit politique et hiérarchique de la vieille Rome païenne la pénétrant, elle deviendra vraiment la nouvelle Jérusalem, la ville du pontificat, de la religion hiératique et solennelle, des sacrements matériels qui justifient par eux-mêmes, la ville des ascètes a la façon de Jacques Obliam, avec ses callosités aux genoux et sa lame d'or sur le front. Elle sera l'Église de l'autorité. A l'en^ croire, le signe unique de la mission apostolique sera de montrer une lettre signée des apôtres, de produire un certificat

Genèse, Assomption de Moïse). Les Pères grecs du iv» et du V'siècle furent fort hostiles à cette littérature, même à l'Apocalypse. L'Église grecque relève plus directement de Paul que l'Église latine; en Orient, Paul a vraiment détruit ses ennemis. Notez l'accueil favorable que le montanisme (hérésie qui a des liens avec le judéo-christianisme) et les autres sectes du même genre trouvèrent à Rome. Tertullien, Adv. Prax., 4; saint Ilippolytef?) PhilosQp/ium.j, IX, 7, 42, 13 et suiv. Voir surtout, dans Eus., //. E.j V, 28, ce qui concerne l'hérésie d'Artémon et de Théodole, en remarquant le principe des artémonites, selon lequel la doctrine traditionnelle de l'Église de Rome avait été altérée à partir de Zéphyrin.

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d orthodoxie '. Le bien et le mal que TEglise de Jérusalem fit au christianisme naissant, l'Eglise de Rome le fera à l'Église universelle. C'est en vain que Paul lui adressera sa belle épitre pour lui exposer le mystère de la croix de Jésus et du salut par la foi seule. Cette épître, l'Église de Rome ne la comprendra guère. Mais Luther, quatorze siècles et demi plus tard, la comprendra et ouvrira une ère nouvelle dans la série séculaire des triomphes alternatifs de Pierre et de Paul.

1. Voir les Homélies pseudo-clémentines (écrit romain), surtout homélie xvii.

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