I Cor., IX
[An 51]
altière de Paul fera de nouveau lever entre eux plus d'un discorde; mais le sentiment de l'œuvre sainte l'emportera sur tout ; la communion entre les deux apôtres sera entière. Travaillant chacun de leur côté, ils resteront en relations l'un avec l'autre, s'informeront mutuellement de leurs travaux ^ Malgré les plus grands dissentiments , Paul continuera toujours de traiter Barnabe en confrère et de le considérer comme partageant avec lui l'œuvre de l'apostolat des gentils '.Vif, emporté, susceptible, Paul oubliait vite, quand les grands principes auxquels il dévouait sa vie n'étaient pas en question.
A la place de Barnabe, Paul prit pour compagnon Silas, le prophète de l'Église de Jérusalem qui était resté à Antioche. Il n'était peut-être pas fâché, h défaut de Jean -Marc, d'avoir avec lui un autre membre de l'Église de Jérusalem, lequel, ce semble, touchait de près à Pierre *. Silas possédait, dit-on, le titre de citoyen romain'; ce qui, joint à son nom de Silvanus, ferait croire qu'il n'était pas de Judée,