‹ Histoire des origines de Christianisme [microform]Chapitre 861 sur 1128 · Cic, De oralore, I, 44 ; Acad. prionm, ii entier · texte numérisé non relu

Cic, De oralore, I, 44 ; Acad. prionm, ii entier

[An 53] S*!""^ P^"^"

Cicéron, Varron, Ovide, Horace, Agrippa, Virgile, y avaient étudié ou résidé en amateurs. Brutus y passa son dernier hiver, partageant son temps entre le pénpatéticien Cratippe et l'académicien Théomneste Athènes fut, à la veille de la bataille de Pbhppes, un centre d'opinion de la plus haute importance L enseignement qui s'y donnait était tout philosophique " et bien supérieur à la fade éloquence de 1 école de Rhodes. Ce qui nuisit vraiment à Athènes , ce ut l'avènement d'Auguste et la pacification universelle; renseignement de la philosophie alors devint suspect' : les écoles perdirent de leur importance et de leur activité^ Rome, d'ailleurs, par la brillante évolution littéraire qu'elle achevait, devenait pour quelque temps à demi indépendante de la Grèce quant aux choses de l'esprit. D'autres centres s'étaient formes: comme école d'instruction variée, on préférait Marseille ^ La philosophie originale des quatre grandes sectes était finie; l'éclectisme, une sorte de façon molle de philosopher sans système, commençait. Si

r Plutarque, V«erfeBru«««'*4-

%. Horace, Ep%sl., U, n, *ir»o, «^ii- , /

% Siiplone. Néron, 52.

• L 1;» [encore inédit] d'inscriptions éphébiques fo.^e

par M. Wescher offre une lacune complète pour le premier s.ecle Voir cependant le «l>iXi<rrwp, t. lY, p. 332. 5. Strabon, IV, r, o.

180 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 53]

l'on excepte Ammonius d'Alexandrie, le maître de PlutarqueS qui fondait vers ce temps à Athènes Tespèce de philosophie littéraire qui devait devenir h la mode à partir du règne d'Adrien, personne n'illustre, vers le milieu du f' siècle, la ville du monde qui a produit ou attiré le plus d'hommes célèbres. Les images que Ton consacre maintenant avec une déplorable prodigalité sur l'Acropole sont celles de consuls , de proconsuls , de magistrats romains , de membres de la famille impériale-. Les temples qu'on y élève sont dédiés à la déesse Rome et à Auguste ' ; Néron même y eut ses statues * . Les artistes de talent ayant été attirés à Rome, les ouvrages athéniens d^i !«'■ siècle sont pour la plupart d'une médiocrité qui surprend'. Encore ces monuments, comme l'horloge d'Andronicus Gyrrheste, le portique d'Athéné Archégète, le temple de Rome et d'Auguste, le mausolée de Philopappus, sont-ils un peu antérieurs ou pos-

1. Plut., De El apiid Delphos, I et suiv.; Eunape, Vilœ soph., proœm., p. o ( Boissonade) .

2. Beulé, I, 322, 340 et aux enviions; II, 206 et suiv., 301, 305. Cf. Corp. inscr, gr., 309 et suiv., 363 et suiv.; Berichleder sœchs. GeselL, philol. Classe, XII, p. 218 et suiv.

3 Beulé, II, p. 206 et suiv.

4. N-»» 99 et 381 de Piltakis, Èor.assl; à?/.a'.oXoy.)cti, 1838, p. 240,

et 1840, p. 318.

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