‹ Histoire des origines de Christianisme [microform]Chapitre 864 sur 1128 · Suétone, Néron · texte numérisé non relu

Suétone, Néron

7. Suétone, Néron, 34; Dion Cassius, LXIH, 14. Cf. Pausanias, I, xxviii, 6.

De nobles étrangers, des descendants de rois détrônés ' venaient dépenser leur fortune à Athènes , et aimaient à se voir décorés des titres de choréges et d'agonothètes. Tous les petits rois barbares mettaient leur émulation à rendre service aux Athéniens, à restaurer leurs monuments ' .

La religion était une des causes de ces faveurs exceptionnelles. Essentiellement municipale et politique à son origine, ayant pour base les mythes relatifs à la fondation de la ville et à ses divins protecteurs , la religion d'Athènes ne fut d'abord que la consécration religieuse du patriotisme et des institutions de la cité. C'était le culte de l'Acropole; « Aglaure » et le serment que prêtaient sur son aulel les jeunes Athéniens n'ont pas d'autre sens; à peu près comme si la religion consistait chez nous à tirer à la conscription, à faire l'exercice et à honorer le. drapeau. Cela devait bientôt devenir assez fade; cela n'avait rien d'infmi, rien qui touchât l'homme par sa destinée, rien d'universel; les railleries d'Aristophane contre ces dieux de l'Acropole ' prouvent qu'à eux seuls ils n'auraient point captivé toutes les races. Les

^. Corp. in^cr. gr., n« 36.. Cf. Plut., <?«-^'- W'^'J' \;.

2. Corp. inscr. gr., n" 265, 357-362; Jos., B. J., h xm, 41 , Vitruve, V, ix, 1 ; Suétone, Aug., 60.

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