‹ Histoire des origines de Christianisme [microform]Chapitre 878 sur 1128 · Lucien, Démonax, 57; Corp. inscr, gr., n · texte numérisé non relu

Lucien, Démonax, 57; Corp. inscr, gr., n

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très - peuplée S riche, brillante, fréquentée par de nombreux étrangers, centre d'un commerce actif, une de ces villes mêlées, enfin, qui n'étaient plus des patries. Le trait dominant qui rendit son nom proverbial était l'extrême corruption de mœurs qui s'y faisait remarquer ^ En cela encore, elle constituait une exception parmi les cités helléniques. Les vraies mœurs grecques étaient simples et gaies, elles ne pouvaient nullement passer pour luxueuses et débauchées ^ L'affluence des marins attirés par les deux ports avait fait de Corinthe le dernier sanctuaire du culte de la Vénus Pandémos, reste des anciens établissements phéniciens*. Le grand temple de Vénus avait plus de mille courtisanes sacrées ; la ville entière était comme un vaste mauvais lieu , où

■ 4. Athénée ( VI, 403) y compte 460,000 esclaves.

2. Arisloph., Plulm. v. 449; Horace, £/?., I, xvii, 36; Juvénal, Sat., viii, 413; Maxime de Tyr, Dissert, m, 40; Dion Chrysost., orat. xxxvii, p. 530-531 (Emp.); Athénée, VII, 43; XIII, 24, 32, 54; Cic, De rep., II, 4; Alciphron , £/)is^, III, 60; Strabon, VIII, vi, 20-21; XII, m, 36; Horace, Sat.,h xvii, 36; Eustathe, Ad Iliad., H, v. 570; Élien, Hist. var., I, 49; Aristide, op. cit., p. 39 ; Hésychius, au mot xoptvôtâCetv.

3. C'est ce qui résulte bien des traités moraux de Plutarque, surtout de Prœc. ger. reip,. An seni sit ger. resp., Consolalio ad uxorem, Conjugalia prœc, Amatorius, De frat. amore,

4. L'Acrocorinthe a beaucoup de ressemblance avec le mont Éryx en Sicile.

ORIGIiNES DU CHRISTIANISME.

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de nombreux étrangers, des marins surtout, venaient follement dépenser leurs richesses \

Il y avait h Corinthe une colonie de juifs-, probablement établie à Kenchrées, celui des ports qui servait au commerce avec TOrient ^ Très-peu de temps avant l'arrivée de Paul, était débarquée une troupe de juifs chassés de Rome par Tédit de Claude, au nombre desquels étaient Aquila et Priscille, qui déjà, ce semble, à cette époque professaient la foi du Christ*. Il résultait de tout cela un concours de circonstances très-favorable. L'isthme formé entre les deux masses du continent grec a toujours été le centre d'un commerce universel. C'était encore ici un de ces emporta \ en dehors de toute idée de race et de nationalité, désignés pour être les bureaux, si j'ose le dire, du christianisme naissant. La nouvelle Corinthe, justement par son peu de noblesse hellénique, était une ville déjà à demi chrétienne. Avec Antioche, Éphèse, Thessalonique, Rome, elle sera métropole ecclésiastique du rang le

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