‹ Histoire des origines de Christianisme [microform]Chapitre 914 sur 1128 · Col., III, i7; IV, 2;ÊpliM V · texte numérisé non relu

Col., III, i7; IV, 2;ÊpliM V

3. 1 Cor., X, 30, 31; Rom., xiv, 6; Col., m, 17; Acl., xxvii, 3o; Constil. aposL. VII, 49; Tertullien, Apolog,. 39. 4. 1 Cor., VI, 1 et suiv.

[An 54]

règle constante de l'apôtre était qu'il faut rester dans l'état où l'on a été appelé : Est-on appelé circoncis, ne pas dissimuler la circoncision ; est - on appelé incirconcis , ne pas se faire circoncire ; est-on vierge , rester vierge ; est -on marié, rester marié; est-on esclave, ne pas s'en soucier, et, même si l'on peut se libérer, rester esclave \ « L'esclave appelé est l'affranchi du Seigneur; l'homme libre appelé est l'esclave de Christ ^ » Une immense résignation s'emparait des âmes, rendait tout indifférent, répandait sur toutes les tristesses de^ce monde l'amortissement

et l'oubli.

L'église était une source permanente d'édification et de consolation. Il ne faut pas s'imaginer les réunions des chrétiens de ce temps sur le modèle de ces froides assemblées de nos jours, où l'imprévu, l'initiative individuelle n'ont aucune part^ C'est plutôt aux conventicules des quakers anglais, des shakers américains et des spirites français qu'il faut songer. Pendant la réunion , tous étaient assis, chacun parlait quand il se sentait inspiré. L'illuminé se

\ . C'est le sens le plus probable de I Cor., vu, 21 .

2. l Cor., VII, i7-24; Col., m, 22-25. Comparez la conduite de l'apôtre envers Onésime et Philémon.

3. T Cor., XII, xiv. Comp. Philon (ut fertur), DevitacontempL,

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levait alors ^ et prononçait, par Fimpulsion de l'Esprit, des discours de formes diverses, cpi'il nous est difficile de distinguer aujourd'hui, psaumes, cantiques d'action de grâces, eulogies, prophéties, révélations, leçons, exhortations, consolations, exercices de glossolaUe^ Ces improvisations, considérées comme des oracles divins% étaient tantôt chantées, tantôt prononcées d'une manière plane *. On s'y invitait réciproquement; chacun excitait l'enthousiasme des autres; c'était ce qu'on appelait u chanter à Dieu^ ». Les femmes gardaient le silence ^ Comme tous se croyaient sans cesse visités par l'Esprit, chaque image, chaque son qui traversait le cerveau des croyants paraissait renfermer un sens profond, et, avec la meilleure bonne foi du monde, ils tiraient une vraie nourriture de l'âme de pures illusions. \près chaque eulogie, chaque prière ainsi improvisée la foule s'unissait h l'inspiré par le mot Amen\ Poilr marquer les actes divers de la séance mystique, le président intervenait ou par l'invitation

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