Jos., B. J., II, XV
3. Act., xviii, 18. K6ipot{i.evc; ne peut se rapporter qu'à Paul, si Ton adopte pour le v. 21 la leçon de Griesbach. Pourquoi Aquila ferait-il ce vœu , puisqu'il ne va pas à Jérusalem? Pourquoi du moins l'auteur des Actes en parlerait-il?
280 ORIGINKS DU CHRISTIANISME. [An 54]
Timothée, il est probable qu'il ne s'éloigna pas de Corinthe ou des côtes de la mer Egée. Nous le retrouverons à Éphèse dans un an * .
Le navire s'arrêta quelques jours à Ephèse. Paul eut le temps d'aller à la synagogue et de disputer avec les juifs. On le pria de rester; mais il allégua son vœu et déclara qu'il voulait à tout prix célébrer la fête à Jérusalem ; il promit seulement de revenir. Il prit donc congé d'Aquila, de Priscille, et de ceux avec lesquels il avait déjà noué quelques relations, et se rembarqua pour Césarée de Palestine , d'où il fut bientôt rendu à Jérusalem ^
Il y célébra la fête conformément à son vœu. Peut-être ce scrupule tout juif était-il une concessioa comme tant d'autres qu'il faisait à l'esprit de l'Eglise de Jérusalem. Il espérait par un acte de haute dévotion se faire pardonner ses hardiesses et se concilier la faveur des judaïsants \ Les discussions étaient à peine apaisées et la paix ne durait qu'à force de transactions. Il est probable qu'il profita de l'occasion
\, Acl., XVIII, 21, leçon de Griesbach.
2. Ad., XVIII, 22. C'est ce qui résulte de l'emploi des deux expressions àvaêâ; et xoiTégtj (cf. Recognit., IV, 33), et surtout des
versets 1 8 et 21 .
3. L'auteur des Actes semble craindre d'insister. Le texte pour toute cette partie est plein d'ambiguïtés et de lacunes.
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pour remettre aux pauvres de Jérusalem une aumône considérable ^ Paul, selon son habitude, resta très-peu de temps dans la métropole ^ ; il était ici en présence de susceptibilités qui n'eussent pas manqué d'amener des ruptures, s'il eût prolongé son séjour. Lui, habitué à vivre dans l'exquise atmosphère de ses Eglises vraiment chrétiennes , ne trouvait ici , sous le nom de parents de Jésus, que des juifs. Il pensait qu'on ne faisait pas la place assez grande à Jésus ; il s'indignait qu'après Jésus on^ attribuât encore une valeur quelconque à ce qui avait existé avant lui.
Le chef de l'Église de Jérusalem était maintenant Jacques, frère du Seigneur. Ce n'est pas que l'autorité de Pierre eut diminué, mais il n'était plus sédentaire dans la ville sainte. En partie à l'imitation de Paul, il avait embrassé la vie apostolique active'. L'idée que Paul était l'apôtre des gentils, et Pierre l'apôtre de la circoncision * , était de plus en plus acceptée; conformément à cette idée, Pierre allait évangélisant les juifs dans toute la Syrie ^ Il menait avec lui une sœur, comme épouse et diaco-