‹ Histoire des origines de Christianisme [microform]Chapitre 965 sur 1128 · Celle ù'Aia-Solouk. Voir Edward Falkener, Ephesus (Lon · texte numérisé non relu

Celle ù'Aia-Solouk. Voir Edward Falkener, Ephesus (Lon

SAINT PADL.

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s'élevait la ville immense destinée à être la troisième capitale du christianisme , après Jérusalem et

Antioche.

Nous avons déjà eu plusieurs fois occasion de remarquer que le christianisme trouva ses plus fortes raisons d'être dans ces villes banales, si l'on peut s'exprimer ainsi, que l'empire romain avait multipHées, villes placées en dehors des nationalités, .étrangères à l'amour de la patrie, où toutes les races, toutes les religions se donnaient la main. Éphèse était, avec Alexandrie, Antioche et Corinthe, le type des villes de ce genre. On peut se les figurer par ce que sont encore de nos jours les grandes villes levantines. Ce qui frappe le voyageur quand il parcourt ces labyrinthes de bazars infects , de cours étroites et sales, de constructions provisoires et peu soucieuses de durer, c'est le manque complet de noblesse,-d'esprit politique et même municipal. Dans ces fourmilières d'hommes, la bassesse et les bons

dres 1862), p. 119 et suiv., 149 etsuiv., et les plans; voir aussi la carte de \ Hydrographie Offiee (1836); Laborde, Voy. de l'Asie mn,, pi. xLiv, XLV, et Svoboda, Remains of the seven churches of Asia (photographies), n^' 11-26 (Londres, 1867). Selon un Synaxaire grec, cité par Arundell, Discoveries. II, 253, cette colline se serait appelée Hélibalon. Mais, n'ayant pu vérifier ce texte, je crains que i5xi6ocTov ne soit là une simple épilhète de la colline : cf. Pococke, De œdif., V, 1 .

OUIGINKS DU CUr.lSTlAiMSxME.

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instincts, la fainéantise et l'activité, Tinipertinence et l'amabilité se rencontrent : tout s'y trouve, excepté ce qui constitue une vieille aristocratie locale, je veux dire des souvenirs glorieux cultivés en commun. Avec cela, beaucoup de commérage, de bavardage, de légèreté, tout le monde à peu près se connaissant et les gens s'occupant sans cesse les uns des autres ; quelque chose de léger, de passionné, de mobile ; une vaine curiosité de gens frivoles , avides de se repaître de la moindre nouveauté ; une grande facilité à suivre la mode, sans jamais être capable de la faire. Le christianisme fut un fruit de l'espèce de fermentation qui a coutume de se produire dans ces sortes de milieux, où l'homme, dégagé des préjugés de naissance et de race, se met bien plus facilement au point de vue de la philosophie qu'on appelle cosmopolite et humanitaire que ne peuvent le faire le paysan, le bourgeois, le noble citadin ou féodal. Comme le socialisme de nos jours, comme toutes les idées neuves , le christianisme germa dans ce qu'on appelle la corruption des grandes villes. Cette corruption, en effet, n'est souvent qu'une vie plus pleine et plus libre, un plus grand éveil des forces intimes de l'humanité.

Autrefois, comme aujourd'hui, les juifs avaient dans de telles villes mixtes une place toute marquée. Cette

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place était, à très-peu de chose près, ce qu'elle est encore maintenant à Smyrne, à Salonique. Ephèse, en particulier, possédait une juiverie très-nombreuse K La population païenne était assez fanatique , comme il arrive dans toutes les villes qui sont des centres de pèlerinage et de cultes fameux. La dévotion à l'Artémis d'Éphèse, répandue dans le monde entier, entretenait plusieurs industries considérables. Néanmoins, l'importance de la ville comme capitale de, l'Asie, le mouvement des affaires, l'afïluence des gens de toute race faisaient d'Éphèse un point en somme très-favorable à la diffusion des idées chrétiennes. Ces idées ne trouvaient nulle part un meilleur accueil que dans les villes populeuses, commerçantes, remphes d'étrangers, envahies par les Syriens, les juifs et cette population d'origine incertaine qui, depuis l'antiquité, est maîtresse de tous les points d'arrivage de la Méditerranée ^

11 y avait des siècles qu'Éphèse n'était plus une ville purement hellénique. Autrefois , Éphèse avait brillé au premier rang, du moins pour les arts, parmi les cités grecques ; mais, à diverses reprises, elle avait

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