‹ Histoire des origines de la langue franc̜aiseChapitre 255 sur 256 · DES MATIÈRES · texte numérisé non relu

DES MATIÈRES

Pages, ce latin. — - Svs dlénicntr» grecs. •— Environ trois mille mots grecs y sont introduits. — Par qui et à quelle époque? — I^^ vocabulaire latin est donc grec en grande partie. — La grammaire latine se façonne sur la grecque. — Ce travail commence à Plante et à Térence. — Études grecques à Rome. — Abus du grec. — Néanmoins ce latin, fait à l'image du grec, ne dépasse pas les limites de la société lettrée, formée par les écoles publiques. — Organisation de renseignement à Rome.

— IiOis des empereurs à ce sujet. — Hors de Home , le latin est une langue écrite, non généralement {tarlée. — Il disparaîtra avec la société aristocratique de Rome.

— C'est par la chute de cette société, non par l'invasion des Barbares» que le latin a disparu comme langue parlée. — Ia's gouvernements barbares ont tous maintenu le latin comme langue écrite. — Dispersion de la société aristocratique de Rome.

— Invasions d'Alaric, de Censeric et de Tolila. — Ia ville est pillée, la population est dispersée, les monuments sont détruits. — Rome, abandonnée, est p(*uplée par les bêtes fauves. — Les Romains chassés, elle est repeuplée et rebâtie {Kir des populations de toute Tltalie. — On n'y parle plus latin , mais italien. — Poète anonyme du VI* siècle qui constate cet état de choses. — Délivrées du joug de Rome, les nationalités et les langues celtiques se réveillent. — Renaissance et culture des patois, en Italie , en Gaule et en Espagne tôO

CIIAI'ITHE XII.

UENAISSAXCE DES NATIONALITÉS ET DES LANGl'ES CELTIQUES, O.N ÉCIUT

DE NOtVEAU LES PATOIS.

I^ chute de l'Empire romain fait renaître les nationalités et les langues celtiques.

— G;s langues sont employées dans la rédaction des actes. — Kn iteUie, le plus ancien monument en patois est une charte corse de Tannée 719. — Douteii r'c Muratori. — Discussion de celte charte. — Elle est authentique. — Les patois italiens deviennent d'un usage général à la lin du treizième siècle. — En Fratice, le document patois développé le plus ancien, ce sont les scnnents de Straslraurg, de 8£i2. — Fragments plus anciens encore. — Les serments de Strasbourg sont rédigés dans la langue des Trou« aires. — Examen et preuve. — Textes romans du dixième siècle. — Tableau des patois, du douzième au quatorzième siècle. — Patois du Rouergue, de Montpellier, dcManosque, deBri^e, de Bordeaux , rive gauche, ou gascou; de Bordeaux, rive droite, ou gavache; patois lorrain, champenois, artésien, berrichon, français; patois d'.\gen, de Périgucux, du Béam, de la Gascogne. — En Espagne, les i>atois étaient en usage au dixième siècle; témoignage de Luilprand. — Les Goths, les .\ral)e5, les Maures respectèrent ces patois. ~~ A partir du treizième siècle ils devinrent d'un usage général. — En France, au contraire, le latin et les patois furent employés simultanément. — Exemples de rc parallélisme jusqu'au seizième siècle. — Charles VIII est le premier qui bainiit le latin des procédures. — Ortlonnanee de 1490. — Louis XU l'imite |)ar l'ordonnance de 1512. — François 1'^'' complète l'œuvre, par l'ordonnance de 1539. — Anecdotes à ce sujet. — Il restée faire undcrnicreffort jMur bannir l'usage du latin. — Charles IX en 15C2, et Louis Mil en 1G29, accomplissent cette réforme. —

En cette année 1G29 Corneille débutait , en faibant jouer Métitc 473

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