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2. Cela semble résulter de Act.^ xv, 36, et de Act., xvi, 6, en tenant compte de ce que nous avons dit sur le sens du mot TaXaTi/.r,
3. Acl.^ XVI, 6, suivant la leçon du Codex Vaticamis et da Codex Sinailicus.
4. Comp. Act., II, 9; VI, 9; xx, 16; I Pétri, i, i ; Apocal., i, 4, expliqué par ii , m. Comp. Ptolémée, V, ii ; Strabon , XII, vin, 45; Pline, V, 28.
(An .V2] SAINT PAUL. 427
ne sait ce qui détourna saint Paul de porter ses elTorts de ce côté. » Le Saint-Esprit, dit le narrateur des Acles^ Fcmpôcha d'aller prêcher en Asie. » Les apôtres, il faut se le rappeler, étaient censés obéir, dans la direction de leurs courses, à des inspirations d'en haut. Tantôt c'étaient des motifs réels, des réflexions ou des indications positives qu'ils dissimulaient sous ce langage ; tantôt aussi c'était l'absence de motifs. L'opinion que Dieu fait connaître à l'homme ses volontés par les songes était fort répandue S comme elle l'est encore de nos jours en Orient. Un rêve, une impulsion soudaine, un mouvement irréfléchi , un bruit inexpliqué ( bath kôl) -, leur paraissaient des manifestations de l'Esprit, et décidaient de la marche de la prédication '.
Ce qu'il y a de certain, c'est que, d'Antioche de Pisidie, au lieu de se porter vers les brillantes provinces du sud-ouest de l'Asie Mineure, Paul et ses compagnons s'enfoncèrent de plus en plus vers le centre de la presqu'île, formé de provinces bien moins célèbres et moins civilisées. Ils traversèrent la
4. .Même Galien y croit. De libris propriis, ch. ii (Opp. , t. XIX, p. 18-4 9, édit. Kuhn).
2. Voir Buxtorf, Lex. chald., lalm., rabb., au mot Sip ri3- 3 Act., VIII, 26, 28, 39, 40; xvi, 6, 7, 9.
128 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 52]
Phrygie Épictète% en passant probablement par les villes de Synnades et d'iEzanes, et arrivèrent aux confins de la Mysie. Là, leurs indécisions recommencèrent. Tourneraient-ils au nord vers la Bithynie, ou continueraient-ils vers 1 ouest et entreraient-ils en Mysie? Ils essayèrent d'abord d'entrer en Bithynie ; mais il survint des incidents contraires , qu'ils prirent pour des indices de la volonté du ciel. Ils s'imaginèrent que l'esprit de Jésus ne voulait pas qu'ils entrassent en ce dernier pays^ Ils traversèrent donc la Mysie d'un bout à l'autre, et arrivèrent à Alexandria Troas % port considérable, situé à peu près vis-à-vis de Ténédos, et non loin de l'emplacement de l'ancienne Troie. Le groupe apostolique fit ainsi presque d'une seule traite un voyage de plus de cent lieues, à travers un pays peu connu et qui, faute de colonies romaines et de synagogues juives, ne leur présentait aucune des facilités qu'ils avaient trouvées jusque-là.
Ces longs voyages d'Asie Mineure, pleins de doux ennuis et de rêveuse mysticité, sont un mélange singulier de tristesse et de charme. Souvent la route