Cf. Phi!., H, 20 etsuiv
(An ô2] SAINT PAUL. 133
mains de son abbé'. L'idéal du « disciple » n'a jamais été si parfaitement réalisé : Luc est à la lettre fasciné par l'ascendant de Paul. Sa bonhomie d'homme du peuple éclate sans cesse; son rêve lui présente toujours comme modèle de perfection et de bonheur un brave homme, bien maître dans sa famille dont il est comme le père spirituel , juif de cœur, se convertissant avec toute sa maison ^ Il aimait les officiers romains et volontiers les croyait vertueux : une des choses qu'il admire le plus est un bon centurion , pieux , bienveillant pour les juifs , bien servi, bien obéi^; il avait probablement étudié l'armée romaine à Philippes, et en avait été trèsfrappé ; il supposait naïvement que la discipline et la hiérarchie sont choses d'un ordre moral. Son estime pour les fonctionnaires romains est grande aussi*. Son titre de médecin ' suppose qu'il avait des connaissances, ce que ses écrits prouveraient du reste,
1. Comparez le récit ^c^^ xxvii-xxviii, surtout xxvii, il, 21 et suiv., aux récits relatifs à saint Brandan.