Heuzey, p. 78 et suiv
142 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 52]
fréries y étaient florissantes, en particulier sous le patronage du dieu Sylvain % considéré comme une sorte de génie tutélaire de la domination latine-. Les mystères du Bacchus de Thrace'^ couvraient des idées élevées sur l'immortalité, et rendaient familières à la population des images de la vie future et d'un paradis idyllique fort analogues à celles que le christianisme devait répandre''. Le polythéisme était en ces contrées moins compliqué qu'ailleurs. Le culte de Sabazius, commun à laThrace et à la Phrygie, en rapport étroit avec l'ancien orphisme, et rattaché encore par le syncrétisme du temps aux mystères dionysiaques, renfermait des germes de monothéisme °. Un certain goût de simplicité enfantine ^ préparait les voies à l'Évangile. Tout indique des habitudes honnêtes, sérieuses et douces. On se sent dans un milieu ana-