I Thess., II
160 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 52]
mollesse qui est souvent l'indice de vues faibles ou intéressées.
Paul et Silas demeuraient chez un certain Jésus, Israélite de race*, qui, selon l'usage des Juifs, avait grécisé son nom en celui de Jason;mais ils n'acceptaient rien que le logis. Paul travaillait nuit et jour de son état pour ne rien coûter à l'Eglise*. La riche marchande de pourpre de Philippes et ses consœurs auraient, d'ailleurs, été affligées que d'autres qu'elles fournissent à l'apôtre les choses nécessaires à la vie. A deux reprises , durant son séjour à Thessalonique', Paul reçut de Philippes une offrande, qu'il accepta. Cela était tout à fait contre ses principes : sa règle était de se suffire à lui-même sans rien recevoir des Eglises; mais il se serait fait scrupule de refuser ce présent du cœur; la peine qu'il eût faite aux pieuses femmes l'arrêta. Peut-être, d'ailleurs, comme nous l'avons déjà dit , préférait-tl contracter des obligations envers des femmes , qui ne gêneraient jamais son action, qu'envers des hommes comme Jason, à l'égard desquels il voulait conserver son autorité.
1. Rom., XVI, 21. Sur le sens de s-j^^î'vy,;, voir les Apôtres, p. 108, note 6.