‹ Histoire des origines du ChristianismeChapitre 149 sur 427 · Act., xvti · texte numérisé non relu

Act., xvti

3. Pausanias, I, xxii et suiv. ; Beulé, l'Acropole d'Athènes, f , p. 272 et su IV.

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nistrateurs romains * et déjà dépouillée en partie par l'avidité grossière de ses maîtres, se montrait encore ornée de presque tous ses chefs-d'œuvre. Les monuments de l'Acropole étaient intacts. Quelques maladroites additions de détail, d'assez nombreuses œuvres médiocres qui s'étaient déjà glissées dans le sanctuaire du grand art, d'impertinentes substitutions qui avaient placé des Romains sur les piédestaux des anciens Grecs *, n'avaient pas altéré la sainteté de ce temple immaculé du beau. Le Pœcile, avec sa brillante décoration, était frais comme au premier jour. Les exploits de l'odieux Secundus Garinas, le pourvoyeur de statues pour la Maison dorée, ne commencèrent que quelques années après, et Athènes en souffrit moins que Delphes et Olympie ^ Le faux goût des Romains pour les villes à colonnades n'avait point pénétré ici ; les maisons étaient pauvres et à peine commodes. Cette ville exquise était en même temps une ville irrégulière , à rues étroites ,

\. Cic, In Verr.j, II, i, 17; InPisonem, 40.

2. Beulé, l'Acropole d'Ath., I, p. 135, 336 et suiv., 345; II, 28-29, 206 et suiv. Comp. Cicéron, Ad. AU., VI, 1.

3. Dion Chrysostome, Oral, xxxi, p. 409-410 (Emperius). La description de Pausanias n'accuse pas de lacunes. Les enlèvements, du moins, ne portèrent pas, à Athènes, ^ur des statues d'un caractère religieux. Beulé, I, 320 et suiv., 337.

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conservatrice de ses vieux monuments, préférant les souvenirs archaïques à des rues tirées au cordeau\ Tant de merveilles touchèrent peu l'apôtre; il vit les seules choses parfaites qui aient jamais existé, qui existeront jamais, les Propylées, ce chef-d'œuvre de noblesse , le Parthénon , qui écrase toute autre grandeur que la sienne, le temple de la Victoire sans ailes, digne des batailles qu'il consacra, l'Erechthéum , prodige d'élégance et de finesse , les Errhéphores, ces divines jeunes filles, au port si plein de grâce; il vit tout cela, et sa foi ne fut pas ébranlée; il ne tressaillit pas. Les préjugés du juif iconoclaste, insensible aux beautés plastiques, l'aveuglèrent; il prit ces incomparables images pour des idoles : a Son esprit, dit son biographe, s'aigrissait en lui-même, quand il voyait la ville remplie d'idoles ^ » Ah! belles et chastes images, vrais dieux et vraies déesses, tremblez; voici celui qui lèvera contre vous le marteau. Le mot fatal est prononcé : vous êtes des idoles ; l'erreur de ce laid petit Juif sera votre arrêt de mort.

Entre tant de choses qu'il ne comprit pas, il y en

4. Fragm. hist. grœc. de Ch. Miiller, II, p, 254; Philostrate, Apoll, II, 23.

2. Act.,x\\\, 16. Sur le sens de x«t«î<dXo{, voir Schleusner, s. h. V.,

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eut deux qui frappèrent beaucoup l'apôtre : d'abord, le caractère très-religieux des Athéniens % qui se manifestait par une multitude de temples, d'autels, de sanctuaires de toute sorte % signes de l'éclectisme tolérant qu'ils portaient en religion; en second lieu, certains autels anonymes ou élevés à des « dieux inconnus'' ». Ces autels étaient assez nombreux à Athènes et dans les environs*. D'autres villes de la

4. Act.,\\u, 22.Comp. les inscriptions du théâtre de Dionysos, et Isocrate, Panégyr., 33 ; Platon , Deuxième Alcib., 1 2 ; Thucydide, II, 38; Pausanias, I, xvii, \\ xxiv, 3; X, xxviii, 6; Strabon, IX, 1, 16; X, III, 18; Josèphe, Contra Apionejrij II, 37; Dcnys d'Halle, De Tlmcyilide, iO; Pline le Jeune, Epist.^ VIII, 24; Philostrate, Vie d'Apollonius, IV, xix; VI, m, 5; le même, Epist., 47; Élien,rame hist.jY, 17; Julien, Misopogon, p. 348 (Spanheim); Himérius, dansPhotius, cod. ccxLiii,p. 356 (Bekker), p. 9, édit. Didot.

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